Au 19e jour du conflit qui secoue le Moyen-Orient, Israël a annoncé, mercredi, avoir réalisé une frappe dévastatrice, ciblant cette fois-ci un haut responsable iranien. La cible, Esmaïl Khatib, ministre du Renseignement, a été éliminée lors d'une opération nocturne, marquant une intensification de la stratégie d'élimination des hauts dirigeants de la République islamique.
Dans une déclaration, le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a affirmé : "Esmaïl Khatib a été neutralisé la nuit dernière". Il a ajouté que ce responsable était "à la tête du dispositif interne du régime, chargé des assassinats et de la répression en Iran". Ce type d'action fait partie d'une volonté manifeste d'Israël d'affaiblir les lignes de commandement iraniennes, comme l'a rapporté Le Monde.
Cette opération intervient alors que la tension entre Israël et l'Iran atteint un niveau critique, avec des rumeurs d'autres frappes potentielles sur des cibles iraniennes. Des experts en sécurité, comme Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense français, estiment que ces frappes israéliennes sont une tentative d'affirmer sa suprématie militaire dans la région. "La destruction des principaux leaders est un moyen pour Israël de se prémunir contre les attaques de groupes hostiles", a-t-il affirmé dans une interview à France Info.
Alors que les répercussions de cette élimination se font déjà sentir, Téhéran a promis de répondre avec vigueur. Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié cette opération de "terrorisme d'État" et a appelé la communauté internationale à condamner ces actions. La situation semble se diriger vers un nouvel escalade, mettant davantage en péril la stabilité de la région.







