Jean-Philippe Vetter a qualifié d'inadmissible la façon dont certains compétiteurs sont prêts à abandonner leurs principes pour obtenir des positions. Lors d'un débat organisé par Les Dernières Nouvelles d'Alsace, il a lancé : "C'est un spectacle qui dénote un reniement de leurs convictions pour une affinité des plus opportunistes."
Arrivé en deuxième position avec 24,2 % des voix au premier tour, Vetter a maintenu sa position de ne pas chercher de compromis au second tour, plaidant pour une "clarté" politique. À l'opposé, Trautmann, ex-maire socialiste, a, elle, intégré le candidat Horizons, Pierre Jakubowicz, à sa liste, une décision qui a suscité des tensions au sein de son propre parti avec des déclarations critiques de leur chef, Olivier Faure, qui l'a accusée de ne plus représenter le PS.
Des alliances pleinement assumées
"La gauche s'unit à la gauche", a déclaré Jeanne Barseghian, soulignant que la concurrence entre les partis ne devrait pas impliquer de compromis sur les idéaux fondamentaux. Face à cela, Trautmann a rétorqué que "l'âme de Strasbourg" ne se résume pas à des alliances opportunistes qui pourraient nuire au dialogue et à l'apaisement. Pour elle, "le respect mutuel doit primer dans la gouvernance".
Les tensions entre les candidats continuent de s'accentuer. Vetter n’hésite pas à critiquer ce qu’il appelle une "droite conservatrice" lors des débats, tout en proposant un programme ambitieux incluant des augmentations d'effectifs dans la police municipale. Un clin d'œil à la complexité du paysage politique strasbourgeois, se concluant sur une note ironique où les insultes échangées entre Trautmann et Barseghian semblent devenir monnaie courante.







