Au lendemain du décollage réussi d’Ariane 6 depuis Kourou, une autre fusée a pris son envol depuis Cap Canaveral : la Falcon 9 de SpaceX, fondée par le milliardaire Elon Musk. À bord, quatre astronautes : deux Américains, un Russe, et la Française Sophie Adenot.
Leur objectif ? La Station spatiale internationale (ISS). Cela fait 25 ans, depuis Claudie Haigneré, qu'une Française n'avait pas été envoyée dans l'espace.
Saluons donc ce retour vers les étoiles. Il est également important de noter qu’Ariane 6, dont certains composants sont fabriqués en Gironde, transporte un peu de notre région. Avant de rejoindre l’Agence spatiale européenne, Sophie Adenot, colonel de l'Armée de l'air, a piloté des hélicoptères à la base aérienne de Cazaux.
L’ISS est l’un des rares endroits où Américains, Russes et Européens mettent de côté leurs rivalités.
À son arrivée à l’ISS, Sophie et ses collègues retrouveront trois autres cosmonautes, renforçant le caractère international de cette mission. Dans un monde en proie aux tensions, cette coopération est d’une grande valeur. L’ISS est l'un des derniers lieux où la collaboration transcende les conflits, comme l’a souligné un rapport du Monde.
Dans ce contexte délicat, la mission de ces astronautes illustre un idéal de coopération. Alors même que débute la 64e Conférence de Munich sur la sécurité, où l’Europe a l’opportunité de renforcer ses liens face aux défis stratégiques actuels, cette mission rappelle l’importance d’unir nos forces pour le progrès commun.
Cependant, n’édulcorons pas la réalité : l’espace est également un théâtre de conflits, frappé par une militarisation croissante. La coopération à bord de l’ISS, suspendue jusqu’en 2030, est un mariage d’intérêts scientifiques communs, même si les tensions terrestres se poursuivent, comme nous l’avons vu avec la crise en Ukraine. La mission de ces astronautes prend une résonance d’autant plus forte dans ce cadre.







