Alors que Minneapolis traverse une période tumultueuse suite à des opérations anti-immigration, l'administration Trump tente de tirer parti de cette situation délicate. L'incident tragique impliquant Alex Pretti, un infirmier tué par la police de l'immigration lors d'une manifestation, a relancé le débat sur l'usage des données électorales.
Dans ce contexte, la procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a adressé une lettre au gouverneur Tim Walz, pressant ce dernier d'appliquer certaines mesures. Ces demandes incluent le partage des fichiers des bénéficiaires d'aides sociales pour lutter contre ce qu'elle qualifie de fraude envers les contribuables. En outre, elle exige une collaboration avec l'ICE pour expulser les immigrants criminels.
Parmi les requêtes les plus contestées, Bondi a demandé l'accès complet aux listes électorales du Minnesota, qualifiant cette démarche de " mesure de bon sens" pour garantir des élections transparentes. Cependant, cette demande heurte directement les lois de l'État et la Constitution, soulevant des inquiétudes quant à la protection des données personnelles.
Des fichiers électoraux sensibles
Les fichiers électoraux américains contiennent des informations très sensibles, allant des noms et adresses aux numéros de permis de conduire et de sécurité sociale. Ces données sont normalement sous une stricte confidentialité et protégées des accès non autorisés, même par le ministère de la Justice.
Les tentatives de l'administration Trump de renverser le résultat de la présidentielle de 2020 en avançant des allégations infondées de fraude électorale alimentent la méfiance. Un juge fédéral de l'Oregon a récemment rejeté une demande du ministère de la Justice visant à obtenir ces fichiers, confirmant ainsi que plusieurs États refusent de céder. Le juge David O. Carter a déclaré : "La destruction de la démocratie ne se fait pas d'un seul coup; elle se fait petit à petit, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien".
Des préoccupations sur l'intégrité des données
Selon Wendy Weiser du Brennan Center, une organisation engagée dans la défense des droits de vote, ces données pourraient être manipulées pour justifier des accusations de fraude lors des élections. Steve Simon, secrétaire d'État du Minnesota, a qualifié ces demandes de "tentative scandaleuse" et a réaffirmé son engagement à protéger les données privées des citoyens.







