Israël a fait savoir, ce lundi 26 janvier, qu'il prévoit une « réouverture limitée » du poste-frontière de Rafah, reliant la bande de Gaza à l’Égypte. Bien que la date de cette réouverture n'ait pas encore été confirmée, elle s'inscrit dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025.
Le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a précisé sur les réseaux sociaux que cette réouverture serait réservée aux piétons et qu’elle serait soumise à un « mécanisme d’inspection israélien complet ». Cela est conforme au plan en 20 points du président Trump, qui stipule des conditions strictes pour ce passage essentiel.
Le poste de Rafah représente un point névralgique pour l'acheminement d'aide humanitaire vers Gaza, un besoin impérieux maintes fois exprimé par les Nations Unies et diverses organisations humanitaires.
Cependant, malgré le cessez-le-feu en place, les autorités israéliennes n'ont pas encore autorisé cette réouverture. Elles avancent que cela est conditionné par la restitution du corps de l'otage israélien Ran Gvili, ainsi que la nécessité de coordonner avec l'Égypte. En effet, après l'annonce de la trêve, les médias israéliens ont rapporté que des émissaires de la Maison Blanche avaient encouragé Nétanyahou à rouvrir Rafah même en l'absence de la restitution de l'otage.
« Dans le cadre actuel, nous menons une opération ciblée pour rassembler toutes les informations possibles visant à localiser et à ramener le sergent-chef Ran Gvili, » a déclaré le bureau du Premier ministre. « Une fois que cela sera fait, nous ouvrirons le point de passage comme convenu avec les États-Unis. »
La présence de Jared Kushner et Steve Witkoff à Tel Aviv ce week-end souligne l’importance de ces discussions. En outre, l’amiral Brad Cooper, de Centcom, participe également aux pourparlers, ce qui montre l'intérêt stratégique des USA dans la région.
Dans le cadre des initiatives américaines, le président Trump a récemment parlé au Forum économique mondial de son projet pour un « Nouveau Gaza », une vision qui pourrait transformer la bande de Gaza en un espace opulent avec de nouveaux gratte-ciels en bord de mer.
La deuxième phase du plan Trump inclut le désarmement du Hamas, le retrait progressif des forces israéliennes et l'introduction d'une force internationale. Bien que la trêve en cours ait arrêté des bombardements israéliens massifs, les deux camps continuent de s'accuser mutuellement de violations de cet accord.







