Tué par des agents de l'ICE, l'agence de police de l'immigration des États-Unis, Alex J. Pretti, âgé de 37 ans, a perdu la vie le 24 janvier dernier lors d'une manifestation à Minneapolis. Son entourage le décrit comme un homme profondément bienveillant.
L'ICE, pilier de la politique migratoire de Donald Trump, est de nouveau au centre d'une tragédie. Après le décès de Renee Nicole Good le 7 janvier, Alex J. Pretti a été abattu alors qu'il participait pacifiquement à une manifestation contre la présence de cette agence dans la ville. Selon RTL, ses proches s'accordent à dire qu'il était "un homme extrêmement gentil et serviable".
Infirmier en soins intensifs à l'hôpital des anciens combattants de Minneapolis depuis 2021, Alex avait également un rôle d'assistant de recherche à l'Université du Minnesota. Dimitri Drekonja, responsable du service des maladies infectieuses de l'hôpital, décrit Alex comme un infirmier "exceptionnel" qui aspirait à aider autrui. "Il était travailleur, toujours de bonne humeur, et avait un esprit contagieux. J'adorais travailler avec lui", confie-t-il.
"On ne peut pas se fier à l'État"
Dans une interview accordée à The Associated Press, son père, Michael Pretti, évoque un fils profondément concerné par les difficultés rencontrées par les autres : "Il était en colère contre les actions de l'ICE à Minneapolis et aux États-Unis. Il voyait la manifestation comme un acte de solidarité", explique-t-il.
Les autorités fédérales prétendent qu'Alex aurait opposé une résistance violente, provoquant une réaction de légitime défense de la part des agents. Cependant, des vidéo-témoignages révèlent une autre réalité, montrant plusieurs agents maîtriser Alex au sol avant de tirer sur lui. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a exprimé son indignation lors d'une conférence de presse, plaidant pour que l'enquête soit menée par des autorités locales, qu'il juge plus dignes de confiance selon L'Humanité.







