Le 23 janvier, la Maison Blanche annonçait avec fierté que les États-Unis avaient officialisé leur retrait de l'agence spécialisée des Nations unies pour la santé publique. Ce départ, salué par Donald Trump, faisait suite à ce qu'il considère comme une "mauvaise gestion" de la pandémie de COVID-19 par l'OMS.
Cette décision a suscité un vif mécontentement à l’échelle mondiale. Tedros a déclaré, le 24 janvier, que les justifications avancées par Washington pour cette sortie étaient "fausses". Il a maintenu que l’organisation a toujours dialogue avec les États-Unis, respectant la souveraineté de chaque État membre.
Dans les mots du directeur de l'OMS : "Malheureusement, les raisons citées pour la décision des États-Unis de se retirer de l'OMS sont inexactes. Nous avons toujours cherché à établir un dialogue constructif avec Washington." Cette position a été confirmée par plusieurs analystes de santé publique, qui notent l'importance des échanges internationaux durant une crise sanitaire.
La France ironise le choix américain
Dès l'annonce du retrait des États-Unis, la mission permanente de la France auprès de l'ONU à Genève a réagi avec ironie sur les réseaux sociaux, soulignant que cette décision semblait confirmer la prétendue expertise des États-Unis en matière de santé publique. "Avec de tels résultats extraordinaires, il est évident qu'ils n'ont plus besoin de conseils ni de coopération internationale !" a-t-elle tweeté.
Le secrétaire à la Santé américain, Robert Kennedy Jr, a également exprimé que ce retrait permettrait de "retrouver notre indépendance" et garantir la sécurité des citoyens américains. Pourtant, cette déclaration a été accueillie avec scepticisme par de nombreux experts, qui pointent du doigt l'importance cruciale de l'OMS pour la coordination des efforts sanitaires mondiaux.
La crise du Covid-19 au coeur des tensions
Des déclarations de Robert Kennedy Jr sur les réseaux sociaux accusent l'OMS d'être responsable des décès d'Américains en maison de retraite, suite à des politiques de santé qu'il qualifie d'"irresponsables". En réponse, l'OMS a exécuté un contre-discours en précisant qu'elle a agi "rapidement et avec transparence", partageant des informations cruciales tout au long de la pandémie.
Il est à noter que la rupture des liens avec l'OMS ne devrait pas être facile. Les États-Unis doivent encore régulariser des versements d'environ 260 millions de dollars pour être officiellement considérés comme quittant l'organisation. Cela soulève des questions sur la légalité et la responsabilité de leur décision.
Le bras de fer entre les États-Unis et l'OMS pourrait avoir des répercussions à long terme sur le système de santé international, alors que les enjeux sanitaires demeurent cruciaux. Ce conflit semble donc loin d'être résolu, et les conversations doivent se poursuivre autour du rôle de l'OMS dans la lutte contre les pandémies futures.







