Selon les informations fournies par les services de renseignement ukrainiens, le Kremlin aurait dépensé environ 115 millions d'euros pour des frappes menées le 20 janvier à Zaporijia et près de Kiev.
Moscou intensifie ses attaques incessantes sur l'Ukraine. Un communiqué des services de renseignement militaire ukrainiens (GUR) a révélé que la Russie aurait engagé plus de 10 milliards de roubles, soit environ 115 millions d'euros, pour bombarder les régions de Zaporijia et de Kiev en début de semaine.
D'après les analyses du GUR, cette somme astronomique a été utilisée lors d'une attaque de grande envergure qui a causé la mort de quatre personnes, dont trois à Zaporijia et une autre dans la région de Kyiv.
Un « crime de guerre » pointé du doigt
Pour parvenir à un tel montant, les services de renseignement ukrainiens ont identifié 372 « moyens d’attaque aérienne » engagés. Des chiffres qui sont à mettre en parallèle avec ceux de l’armée de l’air ukrainienne, qui a comptabilisé 34 missiles et 339 drones ennemis, dont respectivement 27 et 315 ont pu être interceptés.
Ce qui est particulièrement inquiétant, c'est que la Russie a recours à des missiles onéreux pour réaliser ce qu’elle qualifie de « bombardement massif ». Les experts estiment que plusieurs missiles balistiques Iskander, dont le coût unitaire est approximativement de 2 millions d'euros, ont été déployés, en plus des missiles hypersoniques Zircon, valorisés autour de 5 millions d'euros chacun.
La Russie a également utilisé des missiles de croisière Kh-101 et des bombes d’entraînement RM-48U, sans que leur quantité soit spécifiée, ainsi que des drones de types Geran ou Gerbera, qui se distinguent par leur coût relativement modeste.
Pour mettre ces chiffres en perspective, les 115 millions d'euros dépensés représentent le budget annuel de la ville de Veliky Novgorod, située près de la frontière estonienne et lettone. Le ministère de la Défense ukrainien a souligné que ces actes, considérés comme des crimes de guerre, seront « justement punis ».







