Lors de l'inauguration du Forum économique mondial à Davos, Emmanuel Macron a répondu avec fermeté aux récentes menaces de Donald Trump, qui a annoncé des droits de douane élevés sur les vins et champagnes français suite au refus de Macron de rejoindre son "Conseil de paix". Le président français a d'abord souligné que nous vivons dans une ère marquée par des conflits croissants et une instabilité accrue. "C'est une époque où la paix, la stabilité et la prévisibilité sont mises à l'épreuve", a-t-il déclaré.
En dénonçant une tendance vers l'autocratie, Macron a mis en garde contre le retour des ambitions impérialistes qui menacent le respect du droit international. "Je préfère le respect plutôt que la brutalité", a-t-il affirmé, appelant à une coopération renforcée pour établir une souveraineté stratégique en Europe. Il a insisté sur la nécessité d'une approche multilatérale efficace pour contrer les politiques agressives, notamment celles des États-Unis.
Les experts s'accordent à dire que l'Europe doit réagir avec détermination. Selon le professeur de relations internationales, Jean-Pierre Cabestan, "Macron souligne juste dans un contexte où l'Union européenne doit s'affirmer face à des pressions extérieures". Le président a également précisé que l'Europe dispose de moyens commerciaux puissants qui doivent être activés pour défendre ses intérêts.
Alors que la tension monte sur le plan commercial, Emmanuel Macron a rappelé que l'Europe ne doit pas se contenter d'un rôle passif : "Nous ne devons pas accepter la loi du plus fort", plaidant pour un dialogue constructif pour trouver des solutions collaboratives. Le recours à l'instrument "anti-coercition" de l'Union européenne a également été mis en avant, comme un moyen de contrecarrer les tentatives de domination commerciale.
En somme, le discours de Macron à Davos fait écho à une volonté claire de défendre un ordre mondial basé sur la coopération, mais aussi de résister aux provocations qui cherchent à déstabiliser les équilibres établis. Comme le souligne le quotidien "Le Monde" : "L'approche de Macron pourrait bien redéfinir les priorités européennes dans les mois à venir", incarnant une Europe plus forte et plus unie face aux défis actuels.







