Le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni a récemment dévoilé une série de mesures législatives ambitieuses visant à protéger le droit de propriété en Italie. Cette initiative se manifeste par la création d'une nouvelle infraction pénale, connue sous le nom d'« occupation illégale d'un bien destiné au logement d'autrui », qui pourrait entraîner des peines de prison de deux à sept ans, une hausse notable par rapport aux sanctions précédentes de un à trois ans, comme rapporté par Les Echos.
Selon les autorités, environ 50 000 à 60 000 logements en Italie seraient actuellement occupés illégalement, un problème qui a suscité des inquiétudes croissantes sur le droit de propriété. La recrudescence de cette pratique non seulement limite l'accès des propriétaires à leurs biens, mais contribue également à une tension sociale accrue. Le vice-premier ministre Matteo Salvini, souvent reconnu pour sa position ferme sur les questions de sécurité, soutient fermement cette nouvelle politique.
Des expéditions rapides et efficaces
Meloni a fait l'éloge des premières expulsions qui ont déjà été exécutées en vertu de cette nouvelle loi. Sur les réseaux sociaux, elle a déclaré : « Nous avons déjà réalisé des expulsions immédiates d'immeubles occupés illégalement. Ces résultats concrets témoignent de notre engagement envers la remise en ordre de la situation et la protection des citoyens les plus vulnérables. »
Les nouvelles dispositions adoptées en début d'année permettent maintenant de mener des procédures d'expulsion « express », éludant ainsi les démarches juridiques complexes qui compliquaient auparavant les expulsions. Toutefois, certains membres de l'opposition expriment de vives préoccupations face à ces mesures, arguant qu'elles ne s'attaquent pas aux racines du problème; à savoir la pénurie de logements sociaux et l'inflation des loyers, comme rapporté par Valeurs Actuelles.
Cette situation met en lumière le débat persistant en Italie sur la gestion des problèmes de logement, avec des experts comme l'économiste Marco Rossi notant que « sans une offre de logements adéquate, les mesures coercitives risquent de se révéler inefficaces à long terme ». Le gouvernement Meloni fait face à un choix crucial : équilibrer les droits des propriétaires tout en s'attaquant aux causes profondes des occupations illégales, au risque de voir la frustration sociale se généraliser.







