Emprunter pour acheter un logement devient de plus en plus onéreux, selon l'%Observatoire Crédit Logement/CSA. Ce mardi 20 janvier 2026, Michel Mouillart, professeur d'économie, a déclaré lors d'une conférence : « 2026 et 2027 seront marquées par une forte hausse des taux des crédits. »
Le taux moyen de crédit pour décembre 2025 s'élevait à 3,17%, après avoir atteint un point bas de 3,06% l'année précédente. Sous l'impact d'un contexte économique incertain, de nombreux établissements financiers revoient à la hausse le coût des emprunts. Michel Mouillart a souligné que cette tendance est le reflet d'une « dégradation relative de l'environnement économique » qui pousse les banques à ajuster leurs offres.
Pour les ménages, la situation devient alarmante. Le taux moyen, toutes charges comprises, pourrait atteindre 4% d'ici 18 mois, engendrant ainsi d'importantes implications financières. Selon les dernières premières estimations de la Banque de France, un emprunt de 100 000 euros sur 20 ans entraînerait près de 43 500 euros d'intérêts supplémentaires à rembourser.
Les prévisions indiquent que d'ici le quatrième trimestre 2026, le taux pourrait grimper à 3,55%, avec des taux futurs annoncés à 3,95% en 2027. En conséquence, de nombreux spécialistes, y compris le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, suggèrent qu'il pourrait être judicieux d'emprunter sans tarder avant que les taux ne grimpent davantage.
Une autre conséquence préoccupante de cette tendance est l'allongement de la durée moyenne des prêts immobiliers, qui frôle désormais 21 ans, atteignant ainsi un seuil historiquement long. Ce phénomène souligne la pression sur le pouvoir d'achat des ménages pour accéder à un logement.
Si la hausse des prix de l'immobilier se poursuit (mesurée à +0,8% en 2025 selon la Fnaim), deux scénarios semblent probables : soit les mensualités de remboursement croîtront en proportion des revenus, soit le nombre d'emprunteurs pourrait diminuer. Comme le souligne la Fnaim, « l'accès au financement est principalement réservé aux ménages les plus aisés », rendant le marché du crédit difficile d'accès pour une majorité.







