Un incendie dévastateur a ravagé samedi soir le Gul Plaza, l'un des centres commerciaux les plus fréquentés de Karachi, entraînant la mort de 21 personnes, selon le dernier bilan fourni par Hassan Khan, responsable local des opérations de secours. Ce chiffre pourrait encore grimper alors que 60 personnes sont toujours portées disparues.
Les autorités, face à cette tragédie, ont déployé des équipes de secours pour tenter de retrouver les disparus, mais la tâche s'annonce difficile. Selon un rapport de l'agence Associated Press, la police évoque un bilan encore plus élevé, avec au moins 23 morts confirmés. Par ailleurs, une trentaine de blessés ont dû être hospitalisés, dont l'un des pompiers engagés dans l'opération de sauvetage, un jeune homme de 25 ans.
« Nous avons recensé 60 disparus », a déclaré Syed Asad Raza, inspecteur de police, qui travaille étroitement avec les familles des victimes. Peu de corps ont été identifiés à ce stade, et le médecin légiste a indiqué que ceux qui restent à identifier pourraient nécessiter des tests ADN.
Des familles en détresse
De nombreuses familles, sur le site de l'incendie, attendent désespérément des nouvelles de leurs proches. "Nous avons appelé les autorités, mais nous n’avons reçu aucune réponse," confie Shehbaz Ghulam, qui est inquiet pour son neveu. Muhammad Qaisar, quant à lui, n'a pas eu de nouvelles de sa femme, de sa belle-fille et de sa sœur depuis le drame.
Les opérations de secours se poursuivent, bien que plusieurs critiques aient été adressées aux autorités en raison de la lenteur de la réponse. Dans une mégapole comme Karachi, où les infrastructures sont souvent obsolètes, de tels accidents sont fréquents. Le maire de la ville, Murtaza Wahab, a promis que les efforts se poursuivraient tant que toutes les personnes disparues ne seraient pas retrouvées.
La cause de cet incendie tragique n'est pas encore établie, et une enquête a été ouverte. Les experts en sécurité incendie appellent à une révision des normes de sécurité dans les bâtiments de la ville pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l'avenir. Selon un rapport du 'Dawn', la nécessité de réglementations plus strictes pour les bâtiments destinés au public est cruciale.







