Suite à une récente réunion à la Maison Blanche entre des leaders danois, groenlandais et américains, le vice-Premier ministre groenlandais a confirmé l'augmentation imminente des troupes de l'Otan dans la région. Cette nouvelle a provoqué des réactions vives du côté russe, qui a exprimé sa profonde préoccupation quant à cette militarisation accélérée de l'Arctique.
Dans un communiqué publié jeudi, l'ambassade de Russie à Bruxelles a critiqué l'Otan pour avoir opté pour une présence militaire renforcée en Arctique sous le prétexte d'une menace délibérément amplifiée provenant de Moscou et de Pékin. Selon le communiqué, cette démarche s'oppose à des efforts constructifs que devraient mener les nations au sein d'organisations comme le Conseil de l'Arctique. Les responsables russes affirment que des discours tels que ceux tenus par Washington sur le Groenland servent principalement à justifier des actions anti-russes et anti-chinoises sur la scène internationale.
Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré : "L'Arctique doit rester un espace de coopération pacifique et de dialogue. La militarisation de cette région compromet les efforts de collaboration entre les pays du Nord." Ces tensions relèvent d'une dynamique plus large dans la région, où des enjeux géopolitiques, environnementaux et économiques commencent à se croiser. Des experts comme le géopolitologue Pierre Deley, interrogé par Le Monde, ont noté que ce renforcement militaire pourrait mener à des conflits d'intérêts dans une zone où la navigation et les ressources naturelles deviennent de plus en plus primordiales.
Dans ce contexte, les États-Unis n'ont pas hésité à réaffirmer leur attention portée sur l'Arctique, un territoire qu'ils considèrent stratégique sous souveraineté danoise. La tension entre les puissances mondiales se fait donc de plus en plus palpable dans cette région jusqu'alors relativement paisible. Une situation à suivre de près.







