Le président américain Donald Trump a déclaré, le 14 janvier, que les "tueries en Iran ont pris fin", après une période de répression intense contre les manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre. Bien que cette annonce semble rassurer, le président a gardé une certaine ambiguïté quant à une éventuelle intervention militaire de Washington.
Lors d'un événement à la Maison Blanche, Trump a rapporté des informations reçues de sources importantes de l'autre côté qui affirmaient que la répression s'était apaisée et que les exécutions de manifestants ne seraient pas mises en œuvre. Il a précisé : "Nous observerons cela et nous verrons quelle sera la suite", ajoutant que les États-Unis surveillent activement la situation.
Cette vague de manifestations en Iran est l'une des plus significatives depuis la création de la République islamique en 1979, et les défenseurs des droits humains s'alarment de la brutalité avec laquelle les autorités gèrent la crise. Environ 86 millions d'Iraniens sont plongés dans l'incertitude, face à un blocage d'internet imposé par le gouvernement. Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), au moins 3 428 manifestants auraient été tués à ce jour ; des estimations de plusieurs autres organisations font état de milliers de morts, ce qui soulève des préoccupations globales sur les droits de l'homme.
Des experts, comme le spécialiste de la géopolitique moyen-orientale Dr. Alain Gresh, soulignent que cette situation pourrait entraîner des effets d'entraînement et une escalade des tensions dans la région. "La communauté internationale ne peut rester passive face à une telle violence", a-t-il déclaré à [Le Monde]. Dans ce contexte, le flou autour des intentions américaines de Trump laisse le monde en suspens.
Alors que l'administration Trump annonçait des possibilités d'intervention, les répercussions seraient profondes non seulement pour l'Iran, mais aussi pour la stabilité de tout le Moyen-Orient. Les États-Unis se retrouvent face à un dilemme délicat : agir pour soutenir les droits humains ou risquer une escalade militaire qui pourrait aggraver la situation.







