Jean-Marc Morandini, visage connu de CNews, a été définitivement condamné pour corruption de mineurs le 14 janvier 2026.
La Cour de cassation a confirmé cette décision, n'accédant pas au pourvoi de l'animateur, qui a été reconnu coupable d'avoir envoyé des messages de nature sexuelle à trois adolescents entre 2009 et 2016. La portée de cette décision a suscité des réactions à la fois au sein du monde médiatique et chez les défenseurs des droits des enfants.
Un parcours juridique tumultueux
En mars 2025, la cour d'appel de Paris avait déjà infligé à Jean-Marc Morandini une peine de deux ans de prison avec sursis, accompagnée d'une amende de 20.000 euros. Cette nouvelle sanction inclut également une interdiction définitive d'exercer une profession touchant aux mineurs, ainsi qu'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Ces décisions mettent en lumière la gravité des accusations portées contre lui.
Les faits reprochés à Morandini sont particulièrement troublants : il aurait échangé des messages d'ordre sexuel avec un adolescent de 15 ans en 2013 et un autre en 2015-2016. L'animateur aurait également été impliqué dans une audition au cours de laquelle il a sollicité un jeune de 16 ans à se dénuder et à se masturber pour un projet cinématographique avorté.
Impact sur le paysage médiatique
Ce scandale a secoué le paysage médiatique français, entraînant des réflexions sur la responsabilité des figures publiques et la protection des jeunes. Les experts s'interrogent sur l'effet que cette affaire aura sur des plateformes comme CNews, et sur la confiance du public envers les médias. "La crédibilité du secteur est mise à mal," a commenté un analyste médiatique, soulignant l'importance d'établir des normes éthiques plus strictes concernant les interactions entre professionnels et jeunes individus.
Des cas d'abus d'autorité mis en lumière
Morandini n'est pas étranger aux controverses. En janvier 2025, il a également été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel envers un jeune comédien, un dossier où les témoignages de plusieurs jeunes acteurs ont révélé un système où l'abus d'autorité pouvait se produire sous couvert d'un processus créatif. Cette série d'incidents reflète un problème plus vaste au sein du secteur, lequel est déjà confronté à des accusations croissantes sur les pratiques d'audition et les dynamiques de pouvoir.
Avec ces affaires qui s'accumulent, le cas de Jean-Marc Morandini devrait servir d'avertissement pour l'industrie. Les voix s'élèvent pour réclamer une meilleure régulation des pratiques professionnelles, afin de garantir que la sécurité et le bien-être des jeunes artistes sont prioritaires.







