Lors d'une réunion à Rome, les délégations israélienne et libanaise, sous l'œil attentif des États-Unis, ont relancé leurs pourparlers. Les discussions portent sur un éventuel retrait israélien de deux « zones pilotes » au sud du Liban.
Un officiel du Département d'État américain a qualifié ces pourparlers de « fructueux », ajoutant que « les deux parties montrent une volonté d'avancer ensemble ». Les négociations devraient se poursuivre ce mercredi.
La position de Beyrouth
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé qu’Israël était prêt à « progresser » sur la mise en œuvre des deux zones pilotes. « Je suis optimiste que cette série de consultations à Rome jouera un rôle clé », a-t-il déclaré depuis Jérusalem.
Beyrouth insiste sur le « retrait immédiat des forces israéliennes avant toute autre discussion ». D'après une source diplomatique libanaise, « l’armée libanaise est prête à assumer progressivement le contrôle des localités d'où l’armée israélienne se retirera ». En contrepartie, Israël exige que le Hezbollah évite d'intervenir dans les secteurs libérés.
Les implications du Hezbollah
Ces négociations s'inscrivent dans le cadre d'un accord-cadre élaboré à Washington pour établir une « paix durable ». Toutefois, le Hezbollah, allié de l'Iran, demeure opposé à cet accord. Malgré un cessez-le-feu précaire instauré suite au conflit déclenché au début de mars, Israël continue de mener des frappes ciblées dans le sud du Liban, comme l'indiquent des sources officielles libanaises.
Karim Bitar, professeur à Sciences Po Paris, note que « les perspectives d'une avancée significative à Rome sont assez limitées ». Selon lui, l' Iran serait prudent quant à l'idée de demander au Hezbollah de lancer de nouvelles offensives contre Israël, cherchant à conserver le mouvement comme un outil de dissuasion à long terme.







