Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a exprimé mardi ses félicitations à Keiko Fujimori, qui a récemment été élue présidente du Pérou. Cette annonce survient après un scrutin particulièrement serré, lors duquel Fujimori a obtenu 50,13 % des voix contre 49,86 % pour son concurrent de gauche, Roberto Sanchez, selon les résultats définitifs. Ce moment électoral est considéré comme l'un des plus compétitifs de l'histoire moderne de l'Amérique latine.
Marco Rubio a souligné son enthousiasme pour le développement de la coopération entre les États-Unis et le nouveau gouvernement péruvien, annonçant : « Le gouvernement Trump se réjouit d’approfondir sa collaboration avec le gouvernement Fujimori afin de renforcer la coopération en matière de sécurité et de consolider la coopération bilatérale en matière d’investissement et de commerce dans notre région ».
Avec cette victoire, Keiko Fujimori, âgée de 51 ans et représentant d'une droite conservatrice, fait renaître le fujimorisme au pouvoir après plus de vingt ans d'absence. Le président Alberto Fujimori, son père, avait dirigé le Pérou de manière controversée, ce qui a laissé une empreinte complexe sur la politique nationale. Bien qu'il ait été salué pour avoir stabilisé le pays pendant son mandat, il a aussi été condamné pour des violations des droits de l'homme et des actes de corruption, balisant le chemin d'une mémoire partagée et d'un débat politique houleux.
Des experts estiment que le retour de Fujimori pourrait engendrer des tensions, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme et les politiques économiques. Jean-Marie Hovasse, analyste politique, déclare : « Les défis seront multiples pour Keiko : la gestion des attentes populaires et le maintien d'un dialogue constructif avec la gauche, ainsi que la nécessité d'assurer une transition pacifique et inclusive ».
Cette élection s'inscrit dans un contexte de polarisation croissante au Pérou et pourrait redéfinir les alliances politiques dans les années à venir.







