L’ancien conseiller départemental de Selles-sur-Cher a été reconnu coupable d’agressions sur deux élues, Christina Brown et Isabelle Gasselin, lors de l’audience du mardi 23 juin 2026.
Trois semaines après l’audience, le tribunal correctionnel de Blois a rendu son jugement dans l’affaire Jacques Marier, accusé d’agressions sexuelles par deux anciennes collègues, Christina Brown et Isabelle Gasselin.
Sans avocat, Marier a été déclaré coupable de toutes les charges retenues contre lui. Il a écopé d'une peine de 12 mois de prison avec sursis simple et s'est vu démis de ses droits d’éligibilité pour deux ans. Notamment, le tribunal a opté pour ne pas l'inscrire au fichier des infractions sexuelles.
Exemplarité d'un élu : un impératif moral
Jacques Marier devra également dédommager chaque plaignante de 2 500 euros pour le préjudice moral et les frais d'avocat.
Le président du tribunal, Xavier Lacasa, a souligné que les témoignages des plaignantes révélaient des comportements similaires de la part de Marier, et a rejeté l’idée de complot évoquée par ce dernier, compte tenu de la chronologie des faits. La première dénonciation a eu lieu en 2016, suivie d'une autre en 2020.
Le tribunal a relevé que Marier n’a pas contesté sa relation avec les deux femmes aux dates mentionnées et que les témoignages étaient renforcés par des expertises. L'instance a jugé que les actes de Marier méritaient une sanction en raison de la gravité des infractions et de ses responsabilités politiques, qui exigeaient une conduite exemplaire.
Marier, qui n’a pas souhaité faire de déclaration à sa sortie du tribunal, dispose de dix jours pour faire appel de cette décision.







