Abelardo de la Espriella, un homme d'affaires de 47 ans, s'est imposé comme le nouveau président de la Colombie. Cet admirateur de Donald Trump et fervent défenseur des méthodes sévères en matière de sécurité a affirmé s'engager en politique pour empêcher que le pays ne soit « détruit » par des idéaux de gauche. Connu sous le surnom « Le Tigre », il a remporté le second tour de la présidentielle face à Ivan Cepeda, un candidat de gauche, marquant une rupture radicale avec la droite traditionnelle.
Abelardo, qui a fait ses preuves comme avocat en défendant des figures controversées comme des anciens paramilitaires et des narcotrafiquants, a fait campagne en promettant une réponse forte contre la violence qui gangrène la Colombia. Ce novice en politique a laissé de côté une vie luxueuse à Florenz pour se consacrer à ce qu'il appelle « sauver la patrie ».
Un parcours atypique
Chanteur d'opéra amateur, Abelardo est souvent vu impeccablement vêtu, sans cravate et en mocassins. Lors de meetings électoraux spectaculaires, il est apparu derrière des plaques de verre pare-balles, brandissant le maillot de l'équipe nationale de football, une manœuvre critiquée par ses adversaires. Son ascension politique a bénéficié du soutien de figures comme Donald Trump et de l'ex-président Álvaro Uribe, impactant profondément le paysage politique colombien.
En tant que président, il adoptera une posture similaire à celle de Nayib Bukele, président du Salvador, promettant une gestion sécuritaire sans concessions. Il envisage de construire des prisons de haute sécurité et espère réduire le budget de l'État de 40 %. Malgré des propos jugés sexistes et homophobes qui ont été largement critiqués, son image ne semble pas en pâtir. Son approche libérale de l'économie, où il compare la gestion d’un pays à celle d’une entreprise, laisse entrevoir un mandat marqué par des réformes radicales.
Entre promesses et controverses
Alors que des vagues de violence liées à des groupes armés ravagent le pays, Abelardo de la Espriella s'engage à mener une guerre totale contre ces entités. S'inspirant de la stratégie du président sortant Gustavo Petro, il entend rompre avec un cycle de négociations infructueuses avec les groupes armés. Ce rapprochement stratégique avec des figures politiquement clivantes suscite des interrogations quant à l'origine de sa richesse soudaine et ses choix idéologiques.
Pour approfondir, des articles de Le Monde et Liberté Algérie explorent la polémique autour de son ascension et ses promesses sécuritaires. Le chapitre politique dans le pays est loin d’être fini, et l'homme d'affaires devra jongler entre attentes élevées et critiques acerbes.







