Invité à se tenir à Montpellier le 30 juin pour présenter son livre "Souvenirs d'un apatride", Daniel Cohn-Bendit a finalement décidé de ne pas se rendre à l'événement. Cette décision fait suite au tollé provoqué par la résurgence de ses déclarations controversées sur la sexualité des enfants, tenues dans les années 80 sur le plateau de l'émission Apostrophes. Une pétition, ayant recueilli plus de 7 200 signatures, a été lancée par Bérengère Dubus, qui exprime son indignation face à cette invitation.
« En tant que femme, mère et citoyenne, je suis profondément choquée et en colère suite à l’annonce de la venue de Daniel Cohn-Bendit. Cet événement est une insulte à toutes les victimes de pédocriminalité », a affirmé Dubus. Le courant de mécontentement est particulièrement fort dans la ville, où les propos d’origine de Cohn-Bendit sont largement critiqués.
Une opposition qui s’est répandue sur les réseaux sociaux
D'autres voix se sont élevées pour contester la venue de Cohn-Bendit. Le collectif des Tricoteuses hystériques a annoncé sur ses réseaux sociaux qu'un rassemblement était prévu en cas de maintien de la rencontre. Thierry Tsagalos, ancien candidat aux municipales et dissident du RN, a également exprimé son désaccord. « La venue de Daniel Cohn-Bendit n’est pas un simple rendez-vous littéraire. C’est un choix politique, dans un lieu municipal, et ce choix est profondément contestable », a-t-il affirmé.
Une campagne de dénigrement
L’association Sepharim, à l'origine de l'invitation, a déclaré regretter la situation, soulignant que Cohn-Bendit devait partager des réflexions sur son héritage, ses expériences en tant qu’enfant caché pendant la guerre et sa perception de la judéité et de l’antisémitisme. « Nous prenons acte de cette décision et déplorons cette campagne de dénigrement », a souligné un représentant de l’association.
En attendant, il est possible que la conférence soit reportée à une date ultérieure, même si la polémique semble loin de s’apaiser.







