La guerre en Ukraine sera au centre des échanges lors du G7 qui se tiendra à Evian, avec la présence de Volodymyr Zelensky. Les dirigeants chercheront à influencer Donald Trump pour qu'il soutienne l'Ukraine face à Vladimir Poutine.
Les tensions au Moyen-Orient demeurent prioritaires à l'agenda des chefs d'État, y compris ceux de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.
Un déjeuner de travail abordera les crises de cette région, avec une attention particulière sur le conflit américano-israélien et l'Iran. Des pays comme l'Égypte, les Émirats arabes unis et le Qatar, ont été invités, jouant un rôle clé dans les négociations entre Washington et Téhéran.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, arrivera dès mardi matin pour participer à une réunion dédiée à la sécurité et à la paix en Ukraine et en Europe. Il espère avoir un entretien en tête-à-tête avec Donald Trump, leur dernière rencontre remontant à décembre dernier à Mar-a-Lago.
Donald Trump, malgré son attention recentrée sur le conflit avec l'Iran, a rapporté avoir eu une « très bonne conversation » avec Zelensky et Poutine, laissant entrevoir des avenues potentielles pour la paix. Il a également exprimé sa tristesse face aux pertes humaines tragiques dans ce conflit, avec une moyenne de 25 000 morts par mois.
Les récentes frappes russes, faisant au moins 11 victimes et détruisant une cathédrale historique à Kiev, ont incité Zelensky à demander un renforcement des efforts face à l'agression russe et à solliciter un soutien accru pour la défense aérienne ukrainienne.
Les leaders européens et canadiens affichent leur solidarité, avec le Royaume-Uni annonçant l'envoi d'uranium enrichi destiné aux centrales nucléaires ukrainiennes et la mise en place de nouvelles sanctions contre la Russie. La position britannique, exposée par le Premier ministre Keir Starmer, vise à « étouffer les ressources de la guerre de Poutine » tout en soutenant l'Ukraine.
Un responsable italien a souligné que l'Ukraine demeure une priorité pour son pays, tandis qu'António Costa, président du Conseil européen, a insisté sur l'importance d'une « unité et détermination » commune pour mettre fin à ce conflit.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué le courage de l'Ukraine, notant ses récentes avancées tactiques et sa capacité de frapper des cibles stratégiques. Malgré cela, l'Ukraine continue de nécessiter un soutien militaire occidental considérable, alors que les sanctions internationales commencent à affecter la Russie.
Malgré la pression, Vladimir Poutine reste inflexible. Zelensky a déclaré avoir invité son homologue russe au G7, affirmant que la Russie ne montre pas de volonté de négociation. « Nous devons intensifier la pression jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre », a-t-il conclu.







