Ce dimanche 7 juin, l'État hébreu a signalé avoir été la cible de missiles iraniens, menaçant un cessez-le-feu qui était déjà fragile au centième jour du conflit. "L'armée a remarqué plusieurs missiles lancés depuis le territoire iranien vers notre pays", a précisé l'armée israélienne dans un communiqué, activant ainsi des sirènes d'alerte dans plusieurs régions du nord d'Israël.
Quelques heures après le tir de ces missiles, l'armée a annoncé un "nouveau barrage de missiles" visant le territoire israélien. Cela survient après le cessez-le-feu discuté le 8 avril entre l'Iran, les États-Unis et Israël. Comme le rapportent des sources médiatiques locales, le Hezbollah a confirmé avoir frappé plusieurs positions militaires dans le nord d'Israël.
Les écoles fermées en Israël lundi
Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, a déclaré à la télévision : "Le régime iranien a pris une grave décision en choisissant la voie du terrorisme. Nous ne permettrons pas que nos citoyens soient la cible de tels actes". Suite à ces événements, toutes les écoles en Israël seront fermées lundi.
Pour sa part, l'Iran a menacé de venger les frappes israéliennes, dont une a eu lieu sur Beyrouth, faisant deux victimes. Ces tensions ont conduit plusieurs pays de la région à fermer leur espace aérien temporairement.
Des espaces aériens fermés
Les autorités de l'aviation civile irakienne ont annoncé une fermeture de 72 heures, et la Syrie a verrouillé ses "corridors aériens du sud" pour une durée de 12 heures. De son côté, l'Iran a aussi suspendu jusqu'à nouvel ordre l'accès de son espace aérien dans l'ouest. Ces mesures visent à prévenir toute escalade des hostilités, alors que les tensions s'aggravent dans la région.
Le président Trump appelle à la retenue
Donald Trump a exprimé auprès de Fox News qu'il n'était pas opportun d'aggraver la situation. "L'Iran doit retourner à la table des négociations après avoir tiré ses missiles", a-t-il affirmé. Il a également prévu de s'entretenir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour discuter d'une éventuelle retenue.
Les efforts diplomatiques se poursuivent, y compris des conversations entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et ses homologues du Royaume-Uni et de Turquie, afin de prévenir une escalade majeure. Dans ce contexte incertain, l'avenir du cessez-le-feu reste préoccupant, suscitant des inquiétudes quant à une intensification des conflits régionaux.







