Ce dimanche 7 juin, une frappe de drone russe a causé des dommages notables à une zone de stockage de combustible nucléaire près de Tchernobyl. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé qu’une équipe d’experts se rendrait prochainement sur les lieux afin de procéder à une évaluation complète des dégâts.
Qualifiant cet acte de "d’extrêmement odieux", Volodymyr Zelensky a précisé que la frappe, exécutée avec un drone Shahed, a eu lieu dans la nuit, suscitant des inquiétudes croissantes concernant la sûreté nucléaire en Ukraine.
Selon le Kyiv Independent, les infrastructures nucléaires ukrainiennes semblent à nouveau dans le viseur des forces russes, et l’impact a endommagé une zone, causant un incendie temporaire qui a été rapidement maîtrisé. L'opérateur nucléaire d'État, Energoatom, a indiqué que l’installation touchée ne contenait pas de combustible usé au moment de la frappe.
"À ce jour, les limites de sécurité en matière de rayonnement n’ont pas été dépassées, mais l’arrogance de la Russie a atteint de nouveaux sommets", a réitéré Zelensky, qualifiant cette attaque d’une lâcheté exceptionnelle.
Réactions et analyses
D’après Energoatom, la frappe a eu lieu tôt le matin, à 2h10, et bien que le bâtiment ait subi des dégâts, aucune personne n’a été blessée. Toutefois, la menace que représente ce type d'attaques sur des infrastructures critiques reste une préoccupation majeure pour le gouvernement ukrainien.
"Le véritable visage du régime du Kremlin"
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a souligné son intention d’informer ses partenaires internationaux, demandant une condamnation ferme de ces actes. Les services de sécurité ukrainiens considèrent la frappe comme un véritable crime de guerre. Energoatom a conclu en affirmant que cette attaque a mis en lumière "le vrai visage du régime du Kremlin, mettant délibérément en péril la sécurité nucléaire et radiologique dans le monde entier".
Avec une recrudescence des activités de drones autour des sites nucléaires, l’AIEA garde un œil attentif sur la situation. Les tensions restent vives alors que la communauté internationale scrute l'escalade des hostilités dans la région.







