Le palais de l’Élysée a subi une perquisition jeudi 21 mai 2026, dans le cadre d'une enquête menée par le Parquet national financier (PNF) sur les attributions des cérémonies d’entrée au Panthéon.
Une perquisition au sein du palais présidentiel a été effectuée le 21 mai dans le cadre des investigations sur l’attribution des cérémonies de panthéonisation, comme l’a confirmé le PNF le 22 mai 2026. Cette opération intervient après une précédente tentative infructueuse le 14 avril, lorsque les enquêteurs n'avaient pu accéder au palais. Le quotidien Le Monde avait été parmi les premiers à relayer cette information.
Concernant ces perquisitions, une déclaration du PNF a précisé que des échanges institutionnels avaient eu lieu prohibant l'accès au palais lors de la première tentative. L’Élysée n’a pas souhaité faire de commentaires pour le moment. « Les opérations se déroulent dans le cadre d'une enquête visant notamment les marchés publics relatifs à ces événements », a indiqué le PNF.
Deux millions d’euros par panthéonisation
Le cadre de l’enquête s'inscrit dans une information judiciaire ouverte en octobre 2025, portant sur des allégations de favoritisme, de corruption et de trafic d'influence concernant l'organisation des cérémonies de panthéonisation. Le quotidien satirique Le Canard enchaîné a révélé que les enquêteurs se penchent particulièrement sur le choix de la société Shortcut Events, attributaire des cérémonies d’hommage au Panthéon durant plus de deux décennies. Chaque cérémonie coûterait à l'État environ 2 millions d'euros, ce qui suscite des interrogations sur la gestion des fonds publics.
La situation actuelle soulève des questions importantes sur la transparence et l’intégrité des procédures publiques, notamment à la lumière des articles de la Constitution. Il est précisé que, généralement, le président de la République ne peut pas être tenu responsable des actes réalisés dans l’exercice de ses fonctions.
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