Environ 500 personnes se sont regroupées dans la capitale groenlandaise, Nuuk, en réponse à l'inauguration du nouveau consulat des États-Unis. Ce rassemblement a été motivé par des craintes concernant les ambitions territoriales de l'ancien président Donald Trump, qui avait exprimé des intentions de contrôle sur ce territoire danois autonome. Les manifestants ont brandi des slogans tels que « Go Home USA » et « Make America Go Away », tout en mêlant leurs cris aux couleurs du Groenland.
« Le Groenland nous appartient. C'est notre pays, et nous avons le droit de décider de notre avenir », a déclaré Grethe Kramer Berthelsen, une Groenlandaise de 68 ans. L'angoisse grandissait depuis que Trump avait suggéré en 2019 de racheter l'île, ce qui avait terni les relations avec le Danemark.
Une « attaque contre le Groenland »
Les manifestants ont également marqué des moments de silence pour montrer leur désapprobation. « Ceci est une attaque contre notre souveraineté », a souligné Anne Nyhus, une des participantes. Ses préoccupations reflètent une profonde inquiétude face aux intentions américaines sur l'île, jugées par beaucoup comme étant intrusives.

Cette manifestation est survenue après la visite en Groenlande de Jeff Landry, l'émissaire de Trump, qui insistait sur la nécessité de réaffirmer la présence américaine dans les affaires groenlandaises. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a pour sa part poliment décliné l'invitation à l'inauguration, renforçant l'idée que le Groenland veut éviter tout conflit avec le Danemark ou les États-Unis.
Les tensions diplomatiques entre le Groenland et les États-Unis paraissent persistantes, et l'opinion publique groenlandaise reste fermement opposée à une ingérence jugée inacceptable. En effet, les Groenlandais estiment que leur avenir doit être défini par eux seuls sans ingérence extérieure, une position qui a déjà reçu le soutien d'organisations locales et de nombreux citoyens.
L'avenir du Groenland semble donc être un enjeu crucial, tant pour la communauté locale que pour les acteurs internationaux intéressés par ses ressources stratégiques. Les États-Unis, tout en plaidant pour des bénéfices sécuritaires, doivent se rendre compte que le dialogue et le respect de la souveraineté groenlandaise seront essentiels pour établir une relation équilibrée.







