Le ministre israélien de la Sécurité nationale a diffusé une vidéo montrant des militants de la flottille pour Gaza agenouillés et mains liées lors de leur transfert vers Israël, suscitant de vives réactions de Paris à Rome.
Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a provoqué l'indignation en publiant sur ses réseaux sociaux une vidéo où l'on voit des militants pro-palestiniens, arrêtés par l'armée israélienne, transférés vers des lieux de détention. Les images, diffusées le 20 mai 2026, montrent ces militants agenouillés à terre, les mains liées, sur un bateau de la marine israélienne.
Dans cette vidéo, on entend le ministre déclarer, avec une certaine fierté : « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous. » Alors que l'hymne national israélien retentit en fond, une jeune militante criant « Libérez la Palestine » se fait violemment maîtriser par les agents de sécurité.
« Indigne et inhumain »
Le traitement de ces militants, dont plusieurs sont d’origine italienne, a été qualifié « d'inadmissible » par le gouvernement italien, qui a exigé des excuses. Madrid, quant à elle, a décrit ces actes comme « monstrueux, indigne et inhumain », tandis que Dublin a exprimé sa consternation face à ces images. La France a également convoqué l’ambassadeur d'Israël, qualifiant ces agissements d'« inadmissibles ».
Du côté israélien, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a critiqué son collègue pour avoir « nui à l'image du pays avec ce spectacle honteux ». Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a également dénoncé cette vidéo, affirmant que de telles images ne correspondent pas aux valeurs d'Israël. Il a ajouté que le pays avait le droit de bloquer les tentatives d'entrée de flotilles considérées comme provocatrices.
430 militants transférés vers Israël
Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé que les 430 membres de la flottille, partis de Turquie, avaient été transférés vers des navires israéliens pour être conduits sur le territoire israélien. Ces participants, qui avaient en tête un projet humanitaire, ont été arrêtés dans les eaux internationales, soulevant des inquiétudes quant à la légalité de leur détention, selon l’organisation de défense des droits humains Adalah.
« Ces civils ont été enlevés de force et conduits en Israël contre leur volonté », a-t-elle déclaré, indiquant que certains ont déjà été placés au port d'Ashdod. Un porte-parole du ministère israélien a par ailleurs précisé que ces militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.







