Quelle direction prendra le bras de fer entre Washington et Téhéran ? La réponse demeure incertaine alors que Donald Trump jongle avec des annonces menaçantes et des déclarations conciliantes. Le président américain a récemment révélé avoir annulé, à la dernière minute, une attaque prévue contre l'Iran, tout en assurant qu'un accord avec Téhéran était plausible.
Lors d'une intervention lundi, Trump a expliqué que cette décision de renoncer à une offensive résulte de la pression exercée par des pays du Golfe, notamment le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui estiment qu'un accord reste envisageable. « Si nous pouvons y parvenir sans bombarder, ce serait idéal », a-t-il exprimé, évoquant une dynamique « positive » dans les discussions.
Un revirement dicté par les alliés
Ce changement de cap inattendu témoigne des pressions exercées par ses partenaires au Moyen-Orient. Trump a mentionné la volonté de ces nations de voir une évolution pacifique. Toutefois, il a mis en garde que les États-Unis étaient prêts à une « attaque totale contre l'Iran » si aucun accord satisfaisant n'était atteint, précisant que cet accord devait garantir que l'Iran renonce à l'arsenal nucléaire.
Réactions iraniennes face aux tensions
Du côté iranien, les déclarations sont tout aussi fermes. Ali Abdollahi, chef des forces armées, a averti les États-Unis et leurs alliés de ne pas commettre d'« erreur stratégique ». Les forces iraniennes, a-t-il dit, sont prêtes à répondre militairement.
Sur le plan diplomatique, le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué avoir répondu à la récente proposition américaine sans en révéler les contenus. Des négociations, bien que sporadiques, ont lieu depuis le cessez-le-feu du 8 avril, mais les positions semblent toujours diamétralement opposées, notamment en ce qui concerne les questions nucléaires. Une discussion s'est tenue le 11 avril à Islamabad, mais n'a pas débouché sur un accord.
Les exigences de l'Iran restent claires : déblocage des fonds gelés au niveau international et levée des sanctions économiques. De son côté, Washington fait état de ses attentes, demandant que l'Iran n’exploite qu’un seul site nucléaire et transfère ses réserves d'uranium enrichi vers les États-Unis. Selon l'agence Tasnim, des concessions pourraient avoir été faites de part et d'autre, avec une éventuelle suspension temporaire des sanctions pétrolières pendant la durée des négociations, mais les États-Unis n'ont pas confirmé ces informations.







