EXCLUSIF. Après le saccage de la croix en fer du pic d’Aneto, Maël Le Lagadec, un apprenti paysagiste de 18 ans originaire de Montauban (Tarn-et-Garonne), a décidé de sculpter une croix en noyer noir qu'il a portée jusqu'au sommet des Pyrénées. Son défi a été relevé avec succès le 9 mai 2026.
Le pic d'Aneto, culminant à 3 404 mètres, a retrouvé une croix grâce à un jeune du Tarn-et-Garonne. Suite à la disparition choquante de la croix métallique, découpée et probablement abandonnée, Maël Le Lagadec a voulu rendre hommage à ce symbole important de la montagne. En effet, l'incident a été signalé par La Dépêche, qui évoque une enquête de la Guardia Civil du côté espagnol, où se trouve le massif de la Maladeta, à la frontière des Hautes-Pyrénées.
Connaissant la montagne depuis peu, ayant commencé en automne 2025, Maël avait pour but d'ascensionner l'Aneto avec des équipements légers. Cependant, une première tentative avait échoué à cause de mauvaises conditions météo. C'est en discutant avec d'autres grimpeurs qu'il a appris les détails macabres du vandalisme de la croix. ''C'est un symbole religieux. Même si je ne suis pas croyant, je trouve que cette croix représente ce lieu exceptionnel depuis 1956. C'était nécessaire de faire quelque chose'', confie-t-il.
Sa détermination l'a poussé à sculpter une croix en noyer noir provenant d'un arbre abattu par son frère. ''Le bois avait eu le temps de sécher, c'était parfait'', explique Maël. Il a créé une croix décorée de ses initiales et de fleurs de lys, protégée par un vernis spécial pour résister aux rigueurs du climat montagnard.
Une ascension mémorable
Avec l'aide de son ami Julien, l'expédition a été fixée au 9 mai 2026. Après un court sommeil, ils ont entamé leur ascension à minuit. ''Nous avons réussi à atteindre le sommet à 14h40. La météo était clémente, offrant un magnifique lever de soleil. Cependant, un brouillard a soudain envahi la montagne à notre descente'', raconte Maël.
Un léger contretemps les a contraints à attendre des alpinistes espagnols venus prêter secours à une randonneuse. ''Avec ma croix de 35 kilos sur le dos, ça a été un moment long, mais ça en valait la peine'', sourit Maël. Au sommet, il a rencontré d'importantes conditions de neige qui l'ont empêché de fixer la croix comme il l'avait prévu. Néanmoins, il a réussi à la placer en utilisant un piolet.
Un guide d'un groupe français a proposé de fixer la croix lors d'une future ascension. Cependant, inquiet des conditions à venir, Maël envisage de retourner au pic d’Aneto cet été pour s'assurer que sa croix trouve sa place définitive.
Pour lui, ce projet représente bien plus qu'un simple acte symbolique. ''Cela me tenait à cœur de mener à bien cette initiative'', conclut-il avec passion.







