Lundi 11 mai, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a promulgué une législation d'importance majeure pour la filière cacao, véritable joyau du pays. Cette initiative vise à mettre en avant la qualité du cacao en fixant des standards stricts pour les produits dérivés.
Cette loi révolutionnaire impose des percentages minimaux de cacao dans divers produits : 32 % pour le chocolat en poudre, 25 % pour le chocolat au lait et 15 % pour les boissons chocolatées contenant du cacao ou du beurre de cacao. Ces mesures, comme le souligne L'Humanité, visent à privilégier la qualité sur la quantité et à protéger les consommateurs des pratiques trompeuses de certaines industries.
En effet, la loi exige que ces pourcentages soient clairement indiqués sur les emballages, protégeant ainsi le consommateur d'éventuelles malversations marketing. Les industriels ne pourront plus évoquer le chocolat traditionnel s'ils n'atteignent pas ces nouvelles normes, empêchant ainsi la désinformation, comme le souligne un rapport sur les métaux lourds dans le chocolat par L'UFC-Que Choisir.
Historiquement, le Brésil a été le deuxième producteur mondial de cacao. Cependant, la production a chuté de manière drastique, réduite de plus de la moitié depuis les années 1980 à cause de la maladie appelée balai de sorcière, causée par le champignon Moniliophthora perniciosa, qui a profondément affecté les cacaoyères, notamment en Bahia. Malgré ces défis, la qualité de la fève de cacao brésilien a été reconnue sur le marché international, marquant un tournant pour ce produit emblématique.







