Ce lundi, lors d'une conférence de presse, Donald Trump a prédit une victoire des États-Unis dans le conflit actuel avec l'Iran. Téhéran, pour sa part, a réaffirmé sa détermination à répondre avec vigueur à toute agression, a rapporté le négociateur en chef iranien. Le président américain a qualifié le cessez-le-feu en cours de «sous assistance respiratoire», critiquant la réponse d'Iran vis-à-vis des efforts américains pour un accord durable. Cela survient alors que le dialogue entre les deux nations stagne depuis un mois. Malgré des échanges via un médiateur pakistanais pour renforcer le cessez-le-feu, aucun progrès significatif n'a été observé.
Trump a jugé la réponse iranienne à sa dernière offre comme étant «à mettre à la poubelle», illustrant son scepticisme par une métaphore frappante. Il n'a pas mâché ses mots : «Le cessez-le-feu a des chances de survie d'à peine 1%», déclarant que la situation exigeait des actions rapides.
Sur le plan intérieur, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi en affirmant que l'Iran était prêt à «donner une leçon» en réponse à toute nouvelle provocation.
Dans cette atmosphère tendue, Donald Trump a évoqué la possibilité de relancer une opération de protection maritime pour sécuriser le passage des navires dans le détroit d'Ormuz, particulièrement depuis les incidents survenus depuis l'offensive des forces israélo-américaines en février dernier. Bien que cette opération ait été suspendue début mai, après des avancées jugées prometteuses dans le dialogue, la réalité actuelle semble nécessiter un réexamen de cette décision.
Des informations rapportées par le Wall Street Journal indiquent que les Émirats arabes unis auraient mené des frappes militaires contre l'Iran en avril, ciblant des installations pétrolières. Si cela est confirmé, cela pourrait constituer un tournant majeur dans la dynamique régionale, sachant qu'aucun pays arabe n'avait officiellement pris part aux hostilités jusqu'à présent.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a insisté sur le fait que l'Iran ne demande que le respect de ses droits légitimes, appelant à la fin des hostilités et à la levée du blocus américain. Selon des sources proches, les discussions actuelles de Téhéran incluent une réouverture progressive du détroit d'Ormuz, accompagnée d'un assouplissement des sanctions américaines.
De plus, l'analyse du Soufan Center indique que les tensions croissantes pourraient forcer Trump à reconsidérer sa stratégie face à la hausse des prix du pétrole, qu'il pourrait éviter sans obtenir les concessions souhaitées concernant le nucléaire iranien. Jorge Moreira da Silva, un cadre de l'ONU, a mis en garde contre une possible crise humanitaire imminente si la situation ne se stabilise pas rapidement.
Alors que la trêve au Liban semble fragile, les frappes entre le Hezbollah pro-iranien et Israël continuent, avec des négociations de paix à venir à Washington, soulignant la complexité de la situation géopolitique actuelle.







