Lundi, Donald Trump a exprimé des inquiétudes majeures concernant la viabilité du cessez-le-feu, le qualifiant de "sous assistance respiratoire". La critique de l'attitude iranienne face aux propositions américaines pour une résolution durable de la guerre a profondément marqué son analyse.
Malgré un mois de trêve, les échanges diplomatiques entre Washington et Téhéran stagnent, les deux camps continuant de passer par un médiateur pakistanais sans avancées probantes.
Trump a qualifié de "déchets" la réponse iranienne à la dernière offre des États-Unis, insistant avec force sur l'urgence de trouver un terrain d'entente.
"Le cessez-le-feu est dans un état critique, presque terminal", a-t-il affirmé, faisant une analogie saisissante sur la probabilité de sa réussite.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi sur le réseau social X, manifestant la détermination de l'Iran à "riposter" en cas d'agression.
Lors d'un échange avec Fox News, Trump a envisagé de remettre en œuvre une opération de protection des navires dans le détroit d'Ormuz, une zone cruciale pour la navigation maritime, actuellement menacée par des tensions militaires.
Après avoir suspendu cette initiative le 5 mai, Trump se trouve désormais face à un scénario incertain où l'accord tant espéré avec l'Iran pourrait se dissiper.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a réitéré les revendications de son pays, insistant sur des droits fondamentaux : la fin des hostilités régionale, la levée du blocus américain, ainsi que le dégel des avoirs iraniens gelés.
D'après Le Wall Street Journal, des sources ont évoqué une proposition iranienne envisageant une réouverture progressive du détroit d'Ormuz accompagnée d'une cessation des sanctions.
Le pays souligne également l'importance de traiter le dossier nucléaire sous un certain délai. Alors qu'un assouplissement de l'enrichissement d'uranium est envisagé, l'Iran refuse cependant de démanteler ses installations.
Washington, ainsi que d'autres nations, reste préoccupé par la volonté présumée de l'Iran de développer des capacités nucléaires. Pourtant, Téhéran prétend défendre ses intérêts pacifiques.
Trump a déclaré : "Nous approchons d'une victoire totale", sans pour autant élargir son propos sur les détails militaires actuels.
Le blocage en cours du détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit maritime mondial, a eu un impact sur les prix du pétrole, les cours enregistrant une hausse notable.
Amin Nasser, le PDG d'Aramco, a averti que cette crise pourrait être qualifiée de "plus grand choc énergétique" enregistré à ce jour, laissant entrevoir de sérieux retards avant que le marché ne retrouve son équilibre.
Outre les hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est également vital pour le transport d'engrais, représentant un tiers des flux mondiaux.
Les problèmes d'acheminement actuels pourraient mener à "une grave crise humanitaire dans les semaines à venir", selon Jorge Moreira da Silva, responsable d'un groupe de travail de l'ONU.
L'absence de concessions de part et d'autre semble mener à un statu quo dont les conséquences pourraient être lourdes, d'après l'analyse de nombreux experts, notamment ceux du Soufan Center.
Au Liban, où un cessez-le-feu théorique est en vigueur, des frappes continuent entre le Hezbollah et Israël, soulignant les tensions dans l'ensemble de la région. Le président libanais, Joseph Aoun, a appelé les États-Unis à intervenir pour mettre fin aux opérations militaires israéliennes.







