L'Iran a demandé un cessez-le-feu général dans la région et la libération de ses fonds, suite au rejet de sa proposition par Donald Trump. Cet échange a provoqué une flambée des prix du pétrole.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé : "Nous ne demandons que nos droits légitimes". Il a également listé les demandes de la République islamique : "la fin de la guerre dans notre région", la levée du blocus américain sur ses ports, ainsi que "la restitution des avoirs iraniens, injustement gelés depuis trop longtemps".
Le président américain a vivement réagi sur son réseau Truth Social, exprimant son mécontentement : "J'ai lu la réponse des soi-disant représentants de l'Iran, et je la trouve totalement inacceptable !" Ces déclarations ont créé une incertitude sur les marchés, augmentant ainsi les cours du pétrole et remettant en question une reprise rapide des négociations de paix et l'accès au détroit d'Ormuz, crucial pour le transit mondial d'hydrocarbures, que l'Iran contrôle depuis le début des hostilités le 28 février.
Actuellement, le baril de Brent atteint 103,99 dollars, soit une augmentation de près de 50% par rapport aux niveaux précédant le conflit.
- la guerre "n'est pas finie" -
Après un mois de pause, les perspectives de résolution du conflit semblent incertaines. Une seule rencontre a eu lieu, le 11 avril à Islamabad par l'intermédiaire d'un médiateur pakistanais. Depuis, l'escalade d'incidents au détroit d'Ormuz complique la situation.
D'après des informations du Wall Street Journal, l'Iran propose une réouverture graduelle du détroit, couplée à la levée des sanctions maritimes américaines. Par ailleurs, des négociations sur son programme nucléaire sont envisagées dans un délai de 30 jours, incluant une offre de diluer une partie de son uranium hautement enrichi, tout en refusant de démanteler ses installations.
Washington et d'autres nations craignent que Téhéran ne cherche à se doter de l'arme atomique, bien que l'Iran défende son droit à un programme nucléaire civil.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que des matières nucléaires doivent encore être évacuées d'Iran et que des sites d'enrichissement doivent être démantelés, ajoutant qu'il souhaite voir la fin du régime iranien qui, selon lui, entraînerait l'effondrement des groupes armés soutenus par l'Iran au Yémen, à Gaza et au Liban.
La guerre, ayant causé de nombreuses pertes humaines, principalement en Iran et au Liban, a certes généré beaucoup de destruction, mais elle n'est pas encore résolue, selon Netanyahu.
- des nouvelles victimes au liban -
Le centre de recherche américain Soufan Center indique que "Téhéran ne montre aucun signe de capitulation". Il calcule que la montée des prix mondiaux du pétrole et les pénuries pourraient convaincre Trump de mettre fin au conflit sans obtenir les concessions qu'il souhaite, notamment en matière nucléaire.
Des attaques récentes dans le Golfe ont été signalées, incluant une cible réussie par un drone sur un vraquier en provenance d'Abou Dhabi, affirmé par l'agence iranienne Fars, qui précise que le navire "battait pavillon américain" sans établir la responsabilité de l'Iran.
Au Koweït, d'autres frappes ont été imputées à l'Iran, à laquelle Abou Dhabi a ouvertement répondu.
Dès le début du conflit entre Israël et les États-Unis, les nations du Golfe, alliées à Washington, ont été la cible d'attaques iraniennes.
Ces actes interviennent peu après que l'armée américaine a ciblé deux pétroliers iraniens dans le golfe d'Oman, important pour l'accès au détroit d'Ormuz.
Malgré le cessez-le-feu supposé depuis mi-avril, des affrontements persistent au sud du Liban entre Israël et le Hezbollah, entraînant des pertes humaines, parmi lesquelles deux secouristes pro-iraniens et un soldat israélien, tués récemment.







