Dans une nouvelle « lettre ouverte aux agriculteurs de France », publiée jeudi 7 mai, le premier ministre évoque un « texte d’urgence » devant être adopté rapidement.
Dans une « lettre ouverte aux agriculteurs de France » diffusée sur X le 7 mai, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a exprimé son souhait pour une adoption rapide du projet de loi d’urgence agricole, validé en commission le 6 mai à l’Assemblée nationale. Ce texte sera débattu à partir du 19 mai et inclut des mesures cruciales sur le stockage de l’eau et l’élevage.
Sébastien Lecornu avait précédemment adressé une lettre aux agriculteurs en janvier, en pleine crise de dermatose nodulaire contagieuse. Depuis, il déclare que « le contexte a évolué, il s’est même tendu », en référence à la guerre au Moyen-Orient et ses impacts, en particulier sur le prix du gazole non routier.
La question des produits phytopharmaceutiques dans un autre texte
Le ministre craint que certains parlementaires optent pour l’obstruction durant les débats, rappelant que « c’est un texte d’urgence qui doit être adopté rapidement ».
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Il ajoute que « la question des produits phytopharmaceutiques pourra être analysée dans un texte spécifique : certaines initiatives parlementaires sont à l’étude. Elles permettent d’avoir un débat sans compromettre l’adoption rapide des mesures urgentes présentes dans le projet de loi ».
Les Jeunes Agriculteurs (JA), le syndicat allié de la FNSEA, ont accueilli positivement cette démarche : « Nous applaudissons la volonté d'aboutir à un texte qui soit équilibré et pragmatique. Nous sommes d’accord pour que le débat soit mené à son terme — pourvu qu'il réponde réellement aux problématiques du terrain, comme l’eau, le foncier, le revenu ou la protection de nos élevages ». Concernant l'aspect phytosanitaire, les JA se montrent ouverts : « Chiche ».
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