Lors d'une opération coordonnée, Interpol a annoncé avoir arrêté près de 270 suspects et démantelé 66 organisations criminelles impliquées dans le trafic de médicaments non conformes. Parmi les produits illicites saisis figurent des traitements contre la dysfonction érectile, des analgésiques, des antibiotiques, ainsi que des produits censés aider à l'arrêt du tabac.
L'opération, nommée Pangea XVIII, s'est déroulée en mars dernier, touchant 90 nations à travers le monde. Au total, plus de 6 millions de médicaments ont été interceptés, représentant un montant estimé à 15,5 millions de dollars. Interpol, dont le quartier général est situé à Lyon, manifeste un intérêt particulier face à la montée des saisies de produits antiparasitaires détournés.
Ces médicaments souvent non validés sont fréquemment proposés comme des « solutions alternatives » sur des marchés en ligne, comme l'analyse le Secrétaire général d'Interpol, Valdecy Urquiza. Il avertit des risques extremement graves pour la santé, ajoutant que la criminalité utilise ces plateformes pour cibler des populations à la recherche de traitements rapides et bon marché.
Une attention particulière a été accordée à la « forte hausse » des saisies de vermifuges, généralement utilisés en médecine vétérinaire, mais qui apparaissent désormais dans des traitements prétendument anticancéreux. Ces allégations, selon Interpol, manquent de preuves scientifiques solides.
Des produits liés aux performances et au bien-être continuent également de séduire une population croissante, en particulier dans les communautés de fitness et de musculation. Interpol a signalé qu'une usine clandestine, produisant une large gamme de médicaments, a été découverte en Bulgarie, rassemblant des millions de comprimés, ampoules et injections. D'autres saisies notables incluent 384.000 gélules antibiotiques au Burkina Faso et un lot d'ibuprofène contrefait en Côte d'Ivoire.







