La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, prend position contre un problème préoccupant : les deepfakes sexuels. Ces images truquées générées par l'IA la montrent dans des situations compromettantes, suscitant son indignation. Elle rappelle que ce phénomène est loin d'être isolé et peut toucher n'importe qui.
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Giorgia Meloni a récemment partagé une fausse photo d’elle en sous-vêtements, soulignant la nécessité de dénoncer de telles manipulations. Certains en Italie ont réagi avec empressement, critiquant ce qu'ils considèrent comme un manque de modestie. Meloni a répliqué : "Ces dernières jours, plusieurs images de moi truquées circulent. Je dois admettre que l'artiste m'a très bien mise en valeur. Cependant, le vrai problème dépasse ma personne. Les deepfakes représentent un outil insidieux. Ils peuvent tromper et manipuler n'importe qui. Si je peux me défendre, de nombreuses autres personnes ne le peuvent pas."
Ce n'est pas un incident isolé; des cas précédents ont déjà vu l’image de Meloni être détournée. En décembre 2024, une vidéo contenant un faux baiser avec Elon Musk avait fait le tour des réseaux sociaux. Plus récemment, une vidéo truquée dans laquelle elle parlait des cryptomonnaies a également surpris nombreux de ses admirateurs.
Des pratiques qui choquent
L’été dernier, des découvertes concernant des sites et des forums de deepfakes sexuels, tels que "Mia Moglie" ou Phica, ont choqué le public. Ces plateformes, qui attirent jusqu'à 5,8 millions de visites par mois, ciblent également d'autres figures publiques italiennes, comme la cheffe de l'opposition Elly Schlein, l'ancienne ministre du Tourisme Daniela Santanchè, et la mannequin Chiara Ferragni.
Les réactions des citoyens italiens témoignent d'une profonde inquiétude. "Le corps des femmes est tellement sexualisé, la peur est toujours présente," confie une femme interrogée. "On ne sait jamais jusqu'où peut aller l'intelligence artificielle," partage un homme dans la rue. En réponse à ces abus, une législation a été récemment mise en place en Italie pour sanctionner gravement la création et la diffusion d'images créées ou modifiées par l'IA, avec des peines pouvant atteindre cinq ans d'emprisonnement.







