A Nîmes, la situation devient critique pour les usagers des jardins ouvriers du secteur de la route d'Arles. Des sangliers, de plus en plus nombreux, font des ravages, cassant les grillages, retournant les cultures et provoquant des situations d'insécurité pour les passants.
Les travaux du futur parc Jacques-Chirac, à proximité de ces jardins, semblent avoir aggravé cette situation, augmentant la fréquence des incursions.
Selon Mohamed Ramzi, président de l’association des Jardins ouvriers, “Les dégâts sont quotidiens. Les sangliers arrachent les cultures, notamment les pommes de terre et les tomates, laissant les jardiniers dans un désespoir total.” Son témoignage illustre bien le malaise des habitants, face à une situation qui dure depuis plusieurs années sans solutions concrètes.
Malgré les efforts pour renforcer les clôtures, cela ne suffit pas à dissuader ces animaux. Les coûts liés à ces dégâts se répercutent durement sur les finances des usagers, souvent des familles modestes ou des retraités. José, un riverain, rapporte, “Hier soir, j’en ai compté une dizaine. Ils saccagent tout, même les poubelles des voisins.”
Un sentiment d'abandon prévaut parmi les résidents. Vincent, un travailleur des jardins, déclare : “Nous avons alerté la Mairie et la Préfecture, mais après quelques cages posées il y a cinq ans, rien n’a changé.” Cette inaction nourrit une frustration croissante parmi les riverains.
Une extension du problème dans les quartiers environnants
Les sangliers ne se limitent plus aux jardins ; ils envahissent également le quartier des Jonquilles et celui de Stella. Driss El Ghiati, un habitant de ce secteur, témoigne : “Il y avait trois sangliers adultes et sept petits qui ont traversé la route vers les habitations.” Alarmé par le risque, il a contacté les autorités, mais en vain.
Ces animaux sont attirés par les déchets, et des riverains comme Ouissa font remarquer que certaines personnes nourrissent les sangliers, ce qui est strictement interdit. “Le jour où un enfant sera blessé par un sanglier, alors tout le monde réagira,” avertit Mohamed Ramzi, appelant à une action proactive.
Face à cette situation critique, les autorités publiques se mobilisent enfin. Une réunion est prévue le 11 mai entre la Mairie, la Préfecture et la société de chasse de Nîmes afin de définir un plan d’action. Parmi les options envisagées : des battues administratives et le débroussaillement des terrains en friche, où les sangliers se cachent.
Des six sangliers déjà prélevés, une soixantaine demeurent dans le secteur. L’objectif est de trouver une solution durable d’ici la fin de l’été. Les riverains attendent impatiemment des actions concrètes et efficaces pour retrouver la paix dans leurs jardins.







