Face aux critiques de Michel-Édouard Leclerc, Schelcher appelle à son tour Totalenergies à "faire plus" pour réduire les prix du carburant. "On tire 1, 2 ou 3 centimes au litre sur le carburant, ce qui nous laisse peu de marge pour agir," a-t-il déclaré sur CNews, soulignant que le carburant est un "produit d'appel" essentiel pour attirer la clientèle dans les supermarchés. "Nous cherchons à maintenir des prix bas pour ne pas perdre nos clients", a-t-il ajouté.
Alors que le gouvernement envisage de réguler les marges des distributeurs, Schelcher reste sceptique quant à cette mesure. "Je pense que le gouvernement sait que cela n’apportera pas de solution car cela ne changerait rien aux prix à la pompe," a-t-il fait remarquer.
"Le maillon qui pourrait faire plus aujourd’hui, c’est les raffineurs," a-t-il ajouté.
Une responsabilité partagée
Tout en ayant un "grand respect pour Totalenergies" et sa direction, il a insisté sur la nécessité pour le groupe pétrolier de "retourner une partie de ses bénéfices". D’après lui, un effort pourrait consister en une baisse des prix pour les distributeurs, ce qui profiterait à l’ensemble des consommateurs. "S’il nous vendait son carburant moins cher, on pourrait aussi le proposer à un prix plus bas," a-t-il affirmé, signalant que cette solution est cruciale, même si la résolution du conflit au Moyen-Orient pourrait jouer un rôle clé dans la dynamique des prix.
Sur le plan de la consommation, Schelcher a observé une baisse significative depuis le début des tensions internationales : "Les Français s’adaptent et font preuve de résilience. Chez Coopérative U, la consommation de carburant a chuté de plus de 15 % en avril par rapport aux données historiques, une rareté," a-t-il souligné. Au cumul, cela se traduit par une diminution de près de 5 % depuis le début de l’année.







