L’agence nationale de la santé et du médicament (ANSM) a décidé, jeudi 30 avril 2026, de suspendre le FemBloc, un dispositif médical permettant de stériliser les femmes sans chirurgie.
Le 30 avril 2026, l’ANSM a mis un terme à la commercialisation du FemBloc, un système encourageant une contraception féminine permanente, en considérant que les preuves de son efficacité et de sa sécurité étaient trop limitées. « Les données cliniques disponibles [...] ne permettent pas de déterminer que le FemBloc est, à moyen et long terme, efficace et sûr », a noté l’ANSM dans un communiqué.
« Nous prenons donc une décision de police sanitaire pour interdire sa mise sur le marché, sa distribution et sa détention en vue d'une vente ou d'une distribution gratuite en France », a expliqué l’autorité sanitaire.
Conçu par le groupe américain Femasys, le FemBloc vise à offrir une solution de stérilisation complète sans chirurgie. En insérant un polymère, le dispositif obstrue les trompes et initie une réaction de cicatrisation qui mène à une blockage permanent, avant de se dégrader.
Un essai clinique seulement
« Actuellement, il est commercialisé en Espagne, où une étude post-commercialisation implique 100 patientes », a précisé l’ANSM. « Il a également reçu une approbation réglementaire au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande. » En France, quatre patientes avaient commencé à l’utiliser depuis mars, selon l’autorité sanitaire.
Pourtant, « les données cliniques fournies par le fabricant ne établissent pas, pour le moment, l’efficacité et la sécurité du FemBloc à moyen et long terme, par rapport à la qualité des études sur un nombre limité de femmes et un suivi relativement bref », souligne l’ANSM. Si le fabricant ne fournit pas de preuves plus claires, le FemBloc ne pourra être utilisé qu’en cadre d’un essai clinique.
En France, le seul autre dispositif non chirurgical de stérilisation féminine commercialisé a été les implants Essure, responsables d’un important scandale judiciaire à cause d’effets secondaires indésirables, entraînant leur retrait à la fin des années 2010.
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