Un demi-poulet rôti à 40 dollars a provoqué une vive controverse autour du restaurant Gigi's, tenu par le chef français Hugo Hivernat à Brooklyn. Jugé exorbitant par certains élus et résidents, ce plat soulève de nombreuses questions sur le coût de la vie dans la métropole.
Imaginez payer 40 dollars pour un demi-poulet rôti. C'est la réalité au restaurant Gigi's à Brooklyn, où la récente ouverture du chef français a déjà suscité des critiques. Selon BFMTV, l'élu Chi Ossé a dénoncé ce tarif, déclenchant un véritable raz-de-marée d'opinions sur les réseaux sociaux.
Les réactions des internautes oscillent entre indignation et amusement. Ce prix est perçu comme un reflet du coût de la vie à New York. Autrefois considéré comme un quartier populaire, Brooklyn a vu les prix flamber suite à la gentrification. Le coût de la vie est un enjeu majeur qui a contribué à l’élection de Zohran Mamdani à la mairie. Un rapport récent indique une hausse de 43,6 % des prix dans les restaurants new-yorkais entre 2013 et 2023, alors que la moyenne nationale se situe à 42,8 %.
Le cuisinier "à la merci de la crise du pouvoir d’achat"
Hugo Hivernat est conscient que ce prix peut rebuter de nombreux clients, mais il s'explique : "Nous sommes à la merci du pouvoir d’achat." Il admet que les clients peuvent croire que ce tarif leur permet de vivre des week-ends luxueux dans les Hamptons, mais selon lui, la réalité est bien plus complexe.
"Les gens pensent souvent qu'ils connaissent les prix justes en restauration, mais ils n'ont aucune idée des coûts réels," explique-t-il. Sur les 40 dollars du plat, un quart serait dédié aux ingrédients, tandis que le reste couvrirait des dépenses comme le loyer, les salaries et le remboursement d'un prêt de 500 000 dollars contracté pour lancer le restaurant.
Il conclut : "Je comprends que ce soit cher. Nous le reconnaissons, mais c'est la dure réalité que nous affrontons en tant que restaurateurs." Cette opinion est également partagée par la New York City Hospitality Alliance, qui affirme que de nombreux établissements peinent à générer des bénéfices et se contentent de survivre dans ce contexte économique difficile.







