Le professeur Gilles Kepel a exprimé ses préoccupations, le mardi 28 avril, au sujet des conséquences potentielles du blocus naval américain au détroit d'Ormuz, un point névralgique du commerce international situé près des côtes iraniennes. Alors que le conflit entre en son troisième mois, il souligne que l'Afrique et l'Asie pourraient faire face à des pénuries alimentaires graves.
Lors de son intervention sur RTL, il a déclaré : "L'enjeu, c'est d'abord et avant tout le détroit d'Ormuz", précisant que le blocus risque d'avoir des répercussions dramatiques pour plusieurs pays. "L'Afrique et l'Asie risquent de crever de faim au sens propre", a-t-il ajouté, mettant ainsi en lumière les difficultés que ces régions subissent à cause d'une dépendance accrue aux importations de pétrole.
Bien que la situation pétrolière en Europe soit moins préoccupante grâce à une production américaine en forte hausse et des réserves russes disponibles, le professeur Kepel insiste sur le fait que les conséquences sont bien plus alarmantes ailleurs. Il explique que si l'Europe fait face à une inflation liée à l'énergie, ce sont véritablement les pays asiatiques et africains qui souffrent d'une pénurie de ressources nécessaires à leur nourriture.
Certaines voix s'élèvent également parmi les experts économiques pour soutenir ses affirmations. Maria Faure, économiste au Centre d'Études de l'Économie Mondiale, a déclaré : "Le blocus d'Ormuz pourrait aggraver des crises alimentaires déjà existantes, notamment en raison de la hausse des prix des denrées de base". Des centres de recherche comme l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires ont également évoqué le risque de famine encouru par plusieurs nations vulnérables.
Les impacts de ce blocus sont déjà visibles, et la communauté internationale est de plus en plus préoccupée par la situation. La France, par exemple, s'engage à intensifier ses dialogues diplomatiques pour tenter de résoudre ce conflit tout en évitant des conséquences désastreuses sur les populations les plus vulnérables.
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