Dans un climat de compétition technologique avec les États-Unis, la Chine a récemment statué contre l'acquisition de Manus, un agent d'intelligence artificielle développé par une startup chinoise, par le géant américain Meta. Cette annonce, faite lundi, confirme des préoccupations déjà exprimées par les analystes quant aux obstacles réglementaires possibles.
Fin décembre 2025, la société propriétaire de plateformes telles que Facebook et Instagram avait annoncé avoir conclu un accord pour acquérir Manus, qui a rapidement gagné en notoriété après une vidéo virale en mars 2025. Cependant, des avertissements de certaines sources, dont le Financial Times, avaient déjà indiqué que Pékin pourrait entraver l'opération. Il avait même été rapporté que les cofondateurs de la startup étaient sous surveillance, empêchés de quitter le territoire chinois.
Une décision stratégique
La Commission nationale du développement et de la réforme, une des principales agences régulatrices chinoises, a émis une déclaration claire : « Cette opération d'acquisition par des investisseurs étrangers est désormais prohibée ». Selon l’agence, les parties concernées doivent impérativement annuler leur projet d’achat.
Manus, qui a été conçu par la startup pékinoise Butterfly Effect, se distingue des assistances virtuelles classiques telles que celles d'DeepSeek ou d'OpenAI (ChatGPT) en ce sens qu'il est conçu pour exécuter des tâches autonomes tout en intégrant une vaste gamme de fonctions, comme le tri de CV et la gestion de réservations.
Adopté par diverses entreprises, Manus représente un jalon dans les innovations technologiques de la Chine, suit une lignée d'autres avancées notables, comme le modèle R1 de DeepSeek, dont le modèle de raisonnement a suscité beaucoup d'intérêt au début de cette année.







