Lors du sommet informel des chefs d'État de l'Union européenne à Nicosie, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, n'a pas caché sa satisfaction quant à l'absence de Viktor Orban. Ce dernier, souvent accusé d'entretenir des liens avec Moscou, a choisi de ne pas participer, une décision qui a été perçue comme un répit au sein des instances européennes. "Il n'y avait pas de Russes dans la salle, si vous voyez ce que je veux dire," a déclaré Tusk à son arrivée, soulignant l'importance de cette configuration.
Selon des informations rapportées par le Washington Post, la Hongrie aurait été impliquée dans la transmission d'informations sensibles à la Russie, exacerbant les tensions. "Cela devrait étonner personne. Nous le soupçonnons depuis longtemps," a relevé Tusk, qui se montre désormais plus prudent dans ses communications.
Le soulagement partagé parmi ses homologues européens après la défaite électorale d'Orban est manifeste. Celui-ci a en effet bloqué à plusieurs reprises des décisions clés, notamment concernant le soutien à l'Ukraine, et s'est rendu à Moscou pour discuter avec Vladimir Poutine. Les dirigeants européens ont vu cette absence comme une opportunité de renforcer leur cohésion face aux défis actuels.
Rappelons qu'auparavant, la Hongrie avait saisi son droit de veto pour contrarier le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Cependant, la situation a changé, permettant à l'UE d'adopter de nouvelles sanctions contre la Russie sans obstruction. Les discussions et décisions se portent désormais sur des enjeux cruciaux pour l'avenir de l'Europe, avec un focus renforcé sur la solidarité et la sécurité.







