L'Organisation des Nations unies (ONU) se prépare à élire son nouveau secrétaire général le 1er janvier 2027. À ce jour, quatre personnalités se démarquent : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall. Ces candidats ont récemment exposé leurs idées devant les 193 États membres ainsi que des représentants de la société civile pour convaincre de leur légitimité.
Michelle Bachelet
Ancienne présidente du Chili et Haut-commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, 74 ans, est reconnue pour son engagement. Selon elle, la nomination d'une femme à la tête de l'ONU serait un fort message d'espoir. Bachelet prône une réforme de l'organisation, en insistant sur la nécessité d'un leader actif sur le terrain et courageux face aux puissances.
Toutefois, sa candidature n’est pas sans controverses. Certains élus américains ont déjà annoncé leur intention de s'opposer à sa nomination, en partie en raison de sa position sur le droit à l'avortement et d’un rapport critique sur la situation des Ouïghours en Chine.
Rafael Grossi
Diplomate aguerri, Rafael Grossi, 65 ans, est le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Son expérience dans des dossiers sensibles, comme le programme nucléaire iranien et la situation à Zaporijjia, lui confère une visibilité palpable. Grossi appelle également à un secrétaire général actif, capable de prendre des décisions sur le terrain, distinct de son prédécesseur, Antonio Guterres.
Rebeca Grynspan
Rebeca Grynspan, ancienne ministre et vice-présidente du Costa Rica, dirige actuellement l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement. À 70 ans, elle a récemment orchestré l'« Initiative de la mer noire » pour faciliter les exportations ukrainiennes. Son héritage personnel, marqué par des parents juifs rescapés de l’Holocauste, nourrit son engagement envers une ONU plus audacieuse et proactive, qu'elle souhaite réorienter vers un rôle de préventeur de crise.
Macky Sall
À 64 ans, Macky Sall se démarque en tant que candidat africain. Son expérience en tant qu'ancien président sénégalais l’amène à mettre l’accent sur le lien entre paix et développement. Sa candidature, soutenue par le Burundi, rencontre néanmoins des résistances, tant en Afrique qu’au Sénégal, où il est critiqué pour sa gestion des manifestations récentes.
Sall souligne la nécessité d'une réforme de l'architecture financière internationale tout en plaçant la promotion des droits humains au cœur de ses priorités.
Alors que la date de l'élection approche, les enjeux de cette sélection sont de plus en plus pressants. Qui parmi ces quatre candidats sera en mesure de redorer le blason de l'ONU et de répondre aux défis contemporains ? La course est lancée.







