Une cérémonie émouvante a eu lieu à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 23 avril pour Florian Montorio, casque bleu de la Finul, tragiquement tué au Liban.
La cérémonie nationale d'hommage à Florian Montorio, soldat français de la Finul tué le 18 avril, a débuté à Montauban à 11h30, présidée par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill. La France lui a rendu des honneurs funèbres dignes de son service.
Âgé de 39 ans et père de deux jeunes filles, Florian Montorio était membre du 17e régiment du génie parachutiste depuis 2021. Il avait une carrière distinguée, ayant servi dans des missions au Mali, en Irak et au Niger. Il a perdu la vie suite à un « tir direct à l’arme légère » à Deir-Kifa, comme l’a précisé la ministre sur le réseau X.
La princesse Caroline de Monaco, marraine du 17e RGP, était également présente pour lui rendre hommage.
« Il a poursuivi la mission la plus noble, œuvrer à la paix au cœur des tensions malgré les violences », a affirmé Catherine Vautrin, qui a évoqué le parcours exemplaire de Montorio, soulignant son dévouement et sa bravoure. « La France n’oubliera jamais ce qu’elle doit à l’adjudant Florian Montorio », a-t-elle ajouté, saisissant le caractère héroïque de cet homme.
Une marche silencieuse pour honorer sa mémoire
À l'issue de la cérémonie, une marche silencieuse est prévue dans Montauban, partant de la caserne pour rejoindre une église où une messe sera célébrée. Le maire de la ville, Didier Lallemand, a exprimé l’émotion palpable ressentie dans toute la communauté suite à son décès : « Les Montalbanais pourront stationner tout le long pour rendre hommage au militaire ».
Malheureusement, un autre soldat, le caporal-chef Anicet Girardin, blessé ce jour-là lors de l'embuscade, a également succombé à ses blessures. Il recevra une cérémonie d'hommage similaire, comme l'a annoncé la ministre des Armées.
Sur Franceinfo, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié l'attaque contre des casques bleus de « crime de guerre », notant qu'il semble que le Hezbollah en soit responsable. Cette tragédie soulève des questions sur la sécurité des forces internationales œuvrant pour la paix dans cette région troublée.







