« Il y a un leader dans le monde qui a mis en danger la vie de ses citoyens pour la liberté du Venezuela, et c'est Donald Trump », a affirmé María Corina Machado, figure de proue de l'opposition vénézuélienne, lors d'une conférence de presse samedi à Madrid. Loin de se sentir déçue par le soutien américain après l'éviction du président Nicolás Maduro, elle a exprimé sa gratitude envers l'ancien président des États-Unis.
Machado, qui a symboliquement offert son prix Nobel de la paix à Trump en janvier, a affirmé qu'elle ne regrette pas cette décision. « C'est un geste que les Vénézuéliens se souviendront toujours. Je n'ai aucun regret », a-t-elle ajouté, faisant référence à la rencontre où elle a remis la médaille au leader américain.
« Respect mutuel » pour un avenir démocratique
En annonçant son retour imminent au Venezuela, où elle avait vécu clandestinement, Machado a souligné l'importance de coordonner ses actions avec le gouvernement américain : « Nous avançons dans le respect mutuel afin de faciliter une transition démocratique », a-t-elle déclaré.
Ce rassemblement a attiré des milliers de partisans, rassemblés pour entendre ses promesses d’un avenir meilleur. « Nous avons préparé un moment de retrouvailles et de construction d'une nation libre », a ajouté Machado, faisant référence à l'héritage du chavisme.
En outre, elle a critiqué le président colombien Gustavo Petro lors d’un événement progressiste à Barcelone. Selon elle, ses propositions pour une coalition au Venezuela sont des manœuvres qui entravent le processus électoral. « Delcy Rodríguez représente le chaos et la violence », a-t-elle dénoncé, en évoquant la vice-présidente de Maduro.
Récemment, Machado a également échangé avec le président français Emmanuel Macron et des leaders de l’opposition espagnole. Ses rencontres laissent présager de nouvelles alliances qui pourraient redessiner l’avenir politique du Venezuela tout en mettant l'accent sur la mobilisation internationale pour la démocratie.







