Samedi dernier, Milan a été le théâtre d'un grand rassemblement où des milliers de personnes se sont rejoins, répondant à l'appel du vice-Premier ministre italien Matteo Salvini. Cet événement a rassemblé plusieurs figures de l'extrême droite européenne, rose sur des thèmes tels que l'immigration et la sécurité, tout en contestant la législation communautaire.
Les "Patriotes pour l'Europe", un groupe souverainiste au sein du Parlement européen, ont réuni leurs sympathisants devant le Dôme de Milan, symbole de la chrétienté, autour de la manifestation intitulée "Sans peur : en Europe, patrons chez nous", où le terme "remigration" a trouvé un écho fort parmi la foule.
Matteo Salvini, chef du parti d'extrême droite La Ligue, a commencé son discours en rendant hommage à Viktor Orban, soulignant l'importance de défendre les frontières contre les trafiquants d'êtres humains. "Continuons ce combat de liberté et de légalité", a-t-il déclaré, en réponse à la récente défaite électorale du leader hongrois.
Juste à quelques pas, une contre-manifestation organisée par divers groupes antifascistes a rassemblé aussi des milliers de personnes, maintenues à distance par un important cordon policier.
Geert Wilders, le leader du parti d'extrême droite néerlandais, a exprimé sa préoccupation face à une "immigration de masse qui a frappé notre peuple", faisant écho à des slogans nationalistes. Il a également brandi un message d'espoir pour une victoire lors des prochaines élections.
"Nous sommes ici à Milan pour rassurer nos compatriotes : notre victoire aux présidentielles est imminente", a affirmé Jordan Bardella, président du Rassemblement National, tout en prononçant quelques mots en italien. Il a insisté sur le fait qu'une victoire en France élargirait le succès aux nations européennes.
Bardella a également fait l'éloge du gouvernement italien, soulignant les liens amicaux qu'il espère nouer avec eux.
D'autres figures politiques, comme la Grecque Afroditi Latinopoulou et l'Espagnol Santiago Abascal, étaient également présentes, envoyant des messages de soutien à travers des vidéos.
Simultanément, un rassemblement progressiste à Barcelone réunissait le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez ainsi que d'autres dirigeants mondiaux, soulignant la polarisation croissante en Europe.
Le cœur de la manifestation reposait sur les revendications économiques, avec Salvini plaidant pour un arrêt du "Green Deal" de l'UE, qu'il a qualifié de "monstre idéologique". Selon lui, ce pacte nuit aux entreprises italiennes et européennes tout en favorisant la spéculation financière.
Le gouvernement de Salvini a réclamé que la Commission européenne assouplisse les règles de déficit, permettant aux États membres de soutenir leurs citoyens face à la crise énergétique exacerbée par des tensions géopolitiques, notamment en Iran. "Nous devons suspendre les règles qui entravent notre économie", a-t-il martelé.
La Ligue, confrontée à une érosion de sa popularité qui l’a vue chuter de 17,35% aux élections de 2018 à 8,8% en 2022, cherche à se réaffirmer dans son fief de Lombardie avec cette mobilisation. Les sondages récents lui attribuent environ 6-8% des intentions de vote.
Elle fait face à une concurrence à sa droite, particulièrement avec le nouveau parti "Futur national" fondé par le général Roberto Vannacci, un ancien membre de la Ligue, qui pourrait potentiellement attirer ses électeurs.







