L’Iran a averti le 18 avril 2026 de la possibilité de fermer le détroit stratégique d’Ormuz si les États-Unis poursuivent leur blocus.
La réouverture récente du trafic dans le détroit d'Ormuz a suscité un engouement à Washington. Lors d'un rassemblement à Phoenix, l'ancien président Donald Trump a déclaré à l'AFP qu'un accord de paix avec l'Iran semblait imminent. Il a affirmé que Téhéran avait consenti à remettre son uranium enrichi, un élément crucial des pourparlers en cours. Dans ses propres mots : « Nous allons aller le chercher. » Cependant, Téhéran a catégoriquement démenti cette affirmation. Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré sur X : « Si le blocus se poursuit, le détroit d'Ormuz ne restera pas ouvert. » Il a souligné que le passage des navires dans cette zone stratégique nécessiterait l'« autorisation de l'Iran ».
En réponse, Trump a affirmé à plusieurs reprises sur sa plateforme Truth Social que le blocus resterait « totalement en vigueur » jusqu'à la conclusion des pourparlers.
Un médiateur inattendu au centre des négociations
Les discussions se poursuivent, soutenues par le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur dans ce conflit. Le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, a récemment rencontré des responsables de Téhéran pour montrer l'engagement du pays en faveur d'une solution pacifique. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a également signalé ses efforts diplomatiques dans la région, visant à promouvoir le dialogue et la stabilité.
Une trêve fragile au Liban
Dans un contexte de guerre en cours, l'espace aérien iranien a partiellement rouvert, permettant à nouveau aux vols internationaux de circuler, comme l'a rapporté l'agence Tasnim. De plus, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a dû faire face aux répercussions d'une trêve de dix jours, clouée par Trump, qui a dicté à Israël de ne pas mener d'attaques sur le Liban. Malgré cet engagement, des rapports indiquent qu'une frappe israélienne a causé des pertes humaines dans le sud du Liban.
Alors que la situation reste tendue et complexe, les efforts pour instaurer un climat de paix se poursuivent, avec des acteurs régionaux et internationaux jouant tous un rôle crucial dans ces négociations.







