Cyane Panine aurait eu 25 ans ce 18 avril. Originaire de Sète, elle est décédée dans l'incendie du bar Constellation à Crans-Montana pendant la nuit du Nouvel An. Elle n'a pu évacuer alors que le feu se propageait rapidement.
À l'occasion de cet anniversaire douloureux, Jérôme Panine a partagé son chagrin avec M6.
"Il est encore difficile pour moi d'accepter que ma fille ne soit plus là. La vie continue, mais pour moi, elle reste constamment présente", déclare-t-il, assis près de la tombe marine de Sète où elle repose.
Une âme vive et joyeuse
Jérôme se souvient de Cyane, « joviale et pleine de vie », partageant avec elle une passion pour la mer. "Parfois, je prends mon bateau et je navigue près de sa tombe, me remémorant ses rires et sa façon d'animer tout ce qui l'entourait.", raconte-t-il, ému.
"Chaque fois que je passe, je fais le pitre, comme elle le faisait avec moi. C'était sa façon de vivre, pleine de couleurs".
Cette nuit-là, Cyane était sur les épaules d'un autre serveur, comme l'indiquent des vidéos diffusées sur BFMTV. Des bougies, qui ont probablement causé le feu, étaient posées sur des bouteilles qu'elle tenait.
"Cyane avait confiance en ses employeurs et en la sécurité en Suisse, mais cette confiance lui a coûté la vie. J'espère de tout cœur que la justice ne la trahira pas."
Une tragédie à ne pas oublier
Bien que cette perte soit irréparable, Jérôme souhaite que cette tragédie serve d'avertissement pour éviter qu'elle ne se reproduise. "Ce n'est pas qu'un simple accident. Cyane fait partie d'un mouvement pour que d'autres jeunes vivent en sécurité quand ils sortent. Ils ne doivent pas être en danger dans des établissements non sécurisés", affirme-t-il.
En plus de Cyane, 40 autres victimes, principalement des jeunes et des mineurs, ont perdu la vie dans cet incendie survenu peu après 1h30 dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
Comme l'ont souligné des analyses récentes, cette tragédie a déclenché une réaction populaire demandant des comptes aux responsables de la sécurité dans les établissements. L’enquête se poursuit, avec 13 suspects identifiés, y compris les gestionnaires du bar.







