Lucas Lopes, arrivé en seconde position lors des élections municipales à Clouange, fait face à des accusations graves de fraude. En effet, cet ancien candidat, qui a obtenu 33 % des voix au second tour, a été mis en examen pour faux et usage de faux. Lors de ce scrutin, Clément Deriu, son opposant, a remporté la mairie avec 43 % des suffrages.
Accusations de complicité et de manipulation
Lucas Lopes est soupçonné d’avoir orchestré un stratagème impliquant 31 fausses procurations. Ces mandats, octroyés à des électeurs vulnérables, notamment des personnes âgées, ont été utilisés pour fausser le résultat des élections. Nombre d'entre eux n'ont ainsi pas pu voter, leur voix ayant été usurpée au profit de Lopes.
Mis en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée par la police, Lopes a été interrogé dans le commissariat de Metz avant d’être présenté aux autorités judiciaires. “J’ai pleinement collaboré avec la justice. Je n'ai pas esquivé une seule question,” a-t-il déclaré le lendemain de sa garde à vue, via une publication sur son compte Facebook.
Pour aggraver les choses, un agent de police du commissariat de Val de Briey est également impliqué dans cette arnaque. Ce fonctionnaire est accusé d'avoir facilité l'enregistrement des fausses procurations et est actuellement sous le coup d'une mise en examen pour complicité de fraude électorale. Cette affaire soulève de vives inquiétudes quant à l'intégrité des élections locales.
Un expert en droit électoral, le professeur Jean Morel, a exprimé son indignation : “Ce type de manipulation nuit gravement à la confiance des citoyens dans le système démocratique. Il est essentiel que des mesures soient prises pour éviter de telles fraudes à l'avenir.” La situation à Clouange met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue lors des consultations électorales.







