Par Olivier Pirot
Un symbole puissant s'est dressé à l'Assemblée nationale avec l'accrochage des portraits de Cécile Kohler et Jacques Paris, récemment libérés d'Iran, aux côtés des revendications de leur libération. Ces images, visibles depuis leurs cellules, rappellent la détermination des proches et des soutiens lors de leur captivité, créant un élan significatif pour leur cause.
D'un autre côté, le portrait de Christophe Gleizes, journaliste français incarcéré en Algérie, s'affiche sur la façade de la Fédération française de football, mettant en lumière son sort tragique. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé l'engagement de la France pour sa libération. Arthur Herlin, journaliste de Paris Match, n’a pas hésité à évoquer la situation de Gleizes dans l’avion en route pour une visite en Algérie, interpellant même le pape Léon XIV à ce sujet.
Arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou alors qu'il réalisait un reportage pour le magazine So Foot sur le club de football la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), Christophe Gleizes est accusé d'apologie du terrorisme et a été condamné à sept ans de prison. Cette sentence, jugée infondée par Reporters sans frontières, a été confirmée en appel à la fin de 2025, sur un « dossier vide ».
Il est possible que Christophe Gleizes ne lise jamais ces lignes. Néanmoins, si par miracle il les recevait, qu’elles le rassurent sur le fait qu’il n’est pas oublié. Son courage et sa détermination à faire entendre la voix de ceux qui ne peuvent pas parler doivent continuer à inspirer la solidarité et l'engagement en faveur des droits humains.







